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Des entrepreneurs en construction repérés au club social Cosenza

Le caporal de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) Vinicio Sebastiano a confié, lors de son passage à la Commission Charbonneau, le 25 septembre, qu’au moins six entrepreneurs en construction ont été vus à plus d’une reprise au club social Consenza dans l’arrondissement de Saint-Léonard.

Les entrepreneurs Domenico Arcuri, Michel Argento, associé à Paramount Paving, Francesco Catania du groupe Catcan, Tony Maggi associé avec Nicolo Rizzuto fils, Nicolo Milioto de Construction Mivela et Accursio Sciascia auraient fréquenté l’endroit de une à 236 fois.

Mandaté pour faire de l’écoute électronique au cours de l’opération policière Colisée, le caporal Sebastiano a enquêté sur les activités qui se déroulaient dans le club de la rue Jarry.

À l’époque de l’opération Colisée, le club social Consenza était réputé comme étant le lieu de rassemblement des têtes dirigeantes de la mafia montréalaise. Pendant quatre ans, le club social Consenza et le Bar Laennec de Laval ont fait l’objet de surveillance vidéo et d’écoute électronique dans le cadre d’une enquête qui visait à démanteler un réseau de trafic de drogue dirigé par la mafia sicilienne de Montréal.

Ainsi, sur les 35 000 heures d’écoute électronique, il se pourrait que des conversations relatives à la corruption dans l’industrie de la corruption aient été captées. Toutefois, les enquêteurs n’ayant aucun indice sur la possibilité de ces pratiques, les captures électroniques ont été enregistrés, mais pas nécessairement écoutées.

M. Sebastiano a expliqué avoir des mandats pour des personnes précises. Du moment où les conversations déviaient sur d’autres sujets que le trafic de drogue, il arrêtait l’écoute, mais que l’enregistrement se poursuivait tout de même.

Le caporal a mentionné que les personnes qui se rendaient au club étaient reliées de près ou de loin au crime organisé. À plusieurs reprises des entrepreneurs auraient été vus sur les lieux. Il a expliqué que le club social Consenza est divisé en trois zones. La première se situait à l’avant de l’établissement et était « publique ». La deuxième zone était située au centre et servait de lieu de transaction pour des affaires spécifiques. Quant à la troisième pièce, le bureau, c’était l’endroit où les questions financières se réglaient, a-t-il dit.

Au cours des prochains jours, d’autres témoignages et preuves pourraient permettre d’identifier les personnes ayant fréquenté le club social.

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