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Centre islamique Badr : une nuisance au voisinage?

L’emplacement actuel du Centre islamique Badr (CIB) cause des désagréments au voisinage et aux automobilistes. Les vendredis, dès 13 h, le boulevard Langelier est engorgé alors que des utilisateurs du CIB ne traversent pas aux intersections. Ce que refuse d’avouer le président du CIB, M. Yassine.

Dans le sommaire décisionnel du 3 juillet, il est indiqué qu’étant donné que le CIB continue ses « activités illégales malgré les nuisances causées au voisinage et les entraves à la circulation par un surplus de véhicules les jours de cérémonie, l’arrondissement souhaite intervenir de façon à faire cesser l’usage non conforme ». Dans les dernières années, des citoyens se sont plaints auprès de l’arrondissement de cet achalandage.

En août 2010, l’arrondissement modifiait le zonage de certaines zones commerciales et industrielles du quartier pour y autoriser l’usage « lieu de culte ». L’arrondissement a proposé au CIB de déménager dans l’une de ces zones où l’espace est adapté aux besoins de ce type de clientèle. « Ça pourrait être une possibilité, mais ce n’est pas officiel. On est en négociation, il y a beaucoup d’options », s’est contenté de répéter à maintes reprises M. Yassine. À l’arrondissement, on confirme toutefois que le dossier demeure entre les mains du Service des affaires juridiques.

Afin de démêler l’affaire, le Progrès de Saint-Léonard, s’est entretenu une fois de plus avec M. Rainville. Il a mentionné qu’au moment de mettre sous presse, il n’était pas question de négociations.

« Ça fait plus de deux ans qu’on discute avec eux de la possibilité de les relocaliser (sic), là on a commencé les procédures contre eux. Je ne sais pas ce qu’ils veulent négocier, toutes les fois ils veulent des extensions. Là, on est pas mal moins ouvert étant donné les procédures judiciaires. On a été patient, parce qu’on les a tolérés quant à l’application du règlement », soutient M. Rainville.

« Il y a eu une rencontre avec les gens de l’urbanisme (du comité consultatif d’urbanisme) et ça n’a pas vraiment avancé. Une fois que des procédures judiciaires sont enclenchées, on ne peut pas vraiment revenir en arrière », explique le directeur d’arrondissement.

Tout comme M. Yassine il convient que c’est la définition du terme « lieu de culte » qui pose problème. « Ils ont demandé un permis pour de l’enseignement, mais jamais il n’a été question d’avoir de cérémonies religieuses ».

« Il n’y a aucune amertume, aucun sentiment négatif envers eux. Nous on va en cour pour que la question se règle. Peu importe le jugement, qu’il soit pour ou contre nous, nous allons appliquer ce que le juge aura ordonné » souligne M. Rainville.

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