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La « désobéissance pédagogique », l’avenir de l’éducation?

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
La conférence TEDx Wilfrid-Bastien a été l’occasion pour plusieurs acteurs du milieu de l’éducation de proposer des idées pour modifier et améliorer la façon d’envisager l’enseignement. Mais qu’est-ce qui cloche avec le système d’éducation tel qu’on le connaît?

C’est la question que l’on a posée aux organisateurs de l’événement TEDx Wilfrid-Bastien, Isabelle Massé, directrice de l’école, et Pierre Poulin, enseignant de sixième année à l’école Wilfrid-Bastien, chargé de cours, chercheur et consultant en gestion de classe et technopédagogie.

« Ce qui cloche en ce moment, c’est que nous sommes là, à l’avant, et tout est déjà préparé d’avance. Voici ce que vous allez faire, voici ce que vous allez apprendre et vous devrez l’apprendre de telle façon. Mais en dehors de l’école, ce n’est plus comme ça que les gens fonctionnent et l’Internet nous donne une panoplie de nouveaux outils. Dans le milieu de l’éducation, nous faisons face à un « non-accès » à des outils facilitants. Il faut rendre contemporain le mode d’enseignement », fait valoir M. Poulin.

Selon lui, le personnel enseignant ne peut plus continuer à enseigner la matière de la manière dont il l’a apprise. Il faut casser le moule, sans toutefois jeter tous les morceaux, illustre-t-il.

« Il faut faire preuve d’ouverture, car on va être amené à changer. Ce n’est pas facile, mais on essaie de mettre toutes les chances de notre côté pour y arriver », ajoute Mme Massé.

M. Poulin insiste sur l’importance de dispenser un enseignement axé sur l’avenir, pour répondre aux futurs besoins du marché de l’emploi.

« Les trois quarts des métiers qui seront exercés demain n’existent pas encore. On prépare nos élèves pour un monde qu’on ne connaît pas, alors qu’auparavant, ce n’était pas le cas. À l’époque, c’était sécurisant de savoir que nos enfants travailleraient dans des usines et on les formait en conséquence. Maintenant, on va avoir des élèves débrouillards, des élèves qui vont être capables d’aller chercher des réponses et qui ne seront plus jugés sur la sacro-sainte mémorisation. On n’acquiert pas des connaissances en mémorisant. On sait parce qu’on a appris, on connaît parce qu’on s’est trompé et parce qu’on a oublié », explique le pédagogue, avec passion.

M. Poulin incite donc tous les enseignants à être « désobéissants pédagogiquement » et à repenser leur manière d’exercer leur profession, au bénéfice de leurs élèves.

Pour en savoir plus:

TEDx Wilfrid-Bastien: une première à Saint-Léonard

TEDx: 18 minutes pour changer le monde

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