Des cafés-rencontres pour elles
Assises autour d’un café, plus d’une vingtaine de femmes léonardoises se réunissent toutes les deux semaines afin d’aborder des sujets qui les préoccupent. Ces cafés-rencontres font partie des initiatives prises par la directrice du Bureau associatif pour la diversité et l’intégration (BADR), Najet Ferjani, afin de poursuivre la mission de l’organisme pour l’année en cours, soit d’assurer une intégration positive à tous les citoyens et citoyennes du quartier.
« Nous abordons tous les sujets qui concernent les femmes et les mamans. Lorsqu’on arrive dans un nouveau pays, on se retrouve parfois décaler même par rapport aux gens de notre pays d’origine. Les femmes gardent des habitudes qui ne sont peut-être même plus utilisées là-bas », mentionne Mme Ferjani, qui ajoute que ces activités sont nées de la volonté entre femmes de comprendre la réalité de leur nouvelle terre d’accueil.
Lors de la dernière rencontre, les participantes ont abordé le thème de la beauté. « Être belle, c’est une préoccupation pour toutes les femmes, peu importe leur origine ou leur religion », indiquait l’une d’entre elles.
L’événement a laissé place à des discussions et réflexions. Plusieurs dames se sont entendues pour dire que la beauté intérieure se reflète sur la manière d’agir.
Une autre participante, qui porte le voile, abordait un aspect intéressant de la beauté.
« Parfois on se fait poser la question « pourquoi se faire un brushing si de toute façon personne ne va voir tes cheveux ? » Justement, je le fais pour moi, parce que j’aime prendre soin de moi et me sentir belle », indique-t-elle.
Pour plusieurs femmes, ces rencontres sont l’occasion de partager leur point de vue sur certaines situations vécues en tant qu’immigrantes, mais surtout pour se bâtir des repères.
« Il s’agit d’une façon de trouver des pistes de solutions ensemble », soutient Mme Ferjani.
Bien que la majorité des participantes soient d’origine maghrébine, la directrice insiste pour dire qu’un de ses plus grands souhaits serait de réunir des femmes de toutes les communautés.
« Il y a beaucoup de travail à faire pour que d’autres communautés viennent au BADR. Mais je continue à le dire, nous sommes un organisme qui est destiné à servir tous les résidents », souligne-t-elle.
Elle confie que de plus en plus de nouvelles personnes prennent part aux activités de l’organisme, principalement à celles de nature sportive.
Pour connaître l’horaire des prochains cafés-rencontres, on consulte la page Facebook du BADR ou sur le site de l’organisme, www.badr.ca.