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Les logements de Saint-Léonard parmi les plus touchés par la moisissure

Photo: Carte fournie par la DSP

 

Un rapport de la Direction de la santé publique (DSP) chiffre à plus de 11 % le nombre de ménages touchés par la moisissure visible dans Saint-Léonard, plaçant l’arrondissement en tête de liste à Montréal, avec Montréal-Nord et Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension.

Alors que la moyenne montréalaise est de 8,6 % de ménages touchés par de la moisissure visible, les trois arrondissements du nord-est de l’île en comptent de 11 % à 15 %.

Selon le rapport, les ménages locataires sont plus touchés que les ménages propriétaires.

«Les ménages locataires consacrant plus de 30 % de leur revenu au logement sont plus nombreux à vivre dans des logements présentant des problèmes liés à l’infiltration d’eau et aux moisissures», indique la DSP.

Selon la DSP, seuls les cas les plus problématiques causant des problèmes de santé lui sont signalés. À Saint-Léonard, ils proviendraient pour la plupart des immeubles du Domaine Renaissance.

Action Dignité réagit
Contactée par TC Media, la directrice du comité logement Action Dignité, Sylvie Dalpé, se dit ravie de la publication du rapport de la DSP, qui lui permettra d’avoir un poids supplémentaire dans la lutte à l’insalubrité des logements.

Mme Dalpé pense notamment au Domaine Renaissance, où 21 immeubles sont touchés depuis une quinzaine d’années par des problèmes d’insalubrité.

«Il y en a un peu partout dans l’arrondissement mais il y en a amplement au Domaine Renaissance où les problèmes ne sont toujours pas réglés», rappelle-t-elle.

Les plus de 300 logements visités régulièrement par des inspecteurs ne représentent que 1,5 % des 19 465 ménages locatifs de Saint-Léonard.

Selon la directrice de l’organisme, trop peu d’amendes sont envoyées aux propriétaires fautifs lorsqu’une situation d’insalubrité est constatée dans les logements.

«Ils reçoivent des constats, mais ensuite la ville laisse trop de temps pour régler la situation. On laisse beaucoup trop de chances aux propriétaires qui ne font pas toujours les travaux ou réparations par la suite», constate-t-elle.

Un problème à l’échelle de la Ville
Le palmarès des arrondissements quant au nombre de ménages touchés par la moisissure visible est à relativiser, puisque le nombre de bâtiments touchés par la moisissure n’a rien à voir avec leur emplacement, pense l’experte Lucie Marcotte, de chez la firme Benjel chimistes conseils.

«Ce sont les bâtiments qui sont problématiques et pas des secteurs de Montréal en particulier. La  moisissure est causée par un mauvais contrôle de l’humidité dans le bâtiment», précise-t-elle.

D’ailleurs, la présence de moisissure visible n’est pas synonyme d’insalubrité, selon la spécialiste, bien que tous les types de moisissures présentent un risque pour la santé.

«Le mot moisissure visible, c’est assez flou comme information. Il peut y avoir un noircissement au bas d’une fenêtre sans que la situation soit insalubre. Toutefois, toute croissance fongique devrait être contrôlée», nuance Mme Marcotte.

Elle recommande de maintenir le taux d’humidité en bas de 30 % en hiver, et sous 50 % en été afin de limiter les risques de condensation à l’origine de la moisissure.

 

 

 

 

 

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