«Une des priorités est l'accessibilité à des logements abordables»
Responsable de la Commission nationale des femmes de Québec solidaire, Molly Alexander milite au sein de la formation depuis sa fondation. Jusqu’à présent, ses obligations familiales – elle est mère de deux jeunes enfants –, les études et le travail l’avaient empêchée de faire le saut. «Mais cela a toujours été mon souhait», dit-elle. La voilà donc dans la mêlée. Et cette première candidature, elle la vit dans une circonscription qui l’emballe. Celle qui est conseillère syndicale à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) évoque notamment sa vie communautaire bouillonnante. «J’ai toujours admiré son histoire, l’implication des citoyens», souligne-t-elle.
Grands enjeux
Cette circonscription, Molly Alexander la sillonne en faisant la promotion de grands enjeux.
«Une des priorités est l’accessibilité à des logements abordables. C’est l’un des plus importants besoins dans la circonscription», estime-t-elle. S’engageant à «appuyer la création de logements publics, coopératifs ou communautaires», la candidate milite aussi pour «l’adoption d’une politique permettant de contrer les spéculations boursières, immobilières et foncières».
Elle défend aussi la nécessité d’investir davantage dans le réseau de la santé et des services sociaux. «Il faut que le financement soit à la hauteur des attentes de la population», dit-elle, pointant notamment du doigt le «problème à avoir accès dans un délai raisonnable aux services des CLSC».
La candidate inscrit aussi sur la liste des enjeux l’importance «d’encourager la création et la croissance d’industries et d’infrastructures sociales créatrices d’emplois qui respectent l’environnement et les valeurs sociales, notamment les services communautaires, l’agriculture de proximité, le transport collectif et la création écologique».
Durant sa campagne, elle rappelle aussi les mesures de la plate-forme de QS en matière de justice sociale incluant «un revenu minimum garanti, l’augmentation du salaire minimum, un régime d’impôt plus équitable et un système adéquat de redevances sur l’utilisation industrielle des ressources naturelles».
Pour Molly Alexander, le gouvernement doit être à l’écoute des besoins qui viennent de la base, de la population. Il faut «que les services public prennent la forme des besoins de la population», plaide-t-elle. «C’est ce qui manque dans la politique au Québec. On n’écoute pas vraiment les groupes.»