L'arrondissement plaide pour l’autopartage en libre-service
Les élus de l’arrondissement du Sud-Ouest voient d’un très bon œil le déploiement de l’autopartage en libre-service tant dans l’arrondissement que sur l’ensemble du territoire montréalais. Une motion d’appui à ce mode de transport a été déposée lors de la séance du conseil du 14 janvier.
L’autopartage en libre-service, façon Car2Go de la société Daimler ou Auto-Mobile de Communauto, est déjà disponible dans les arrondissements Plateau-Mont-Royal, Rosemont–La Petite-Partie et Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. L’arrondissement du Sud-Ouest souhaite que ça ne s’arrête pas là. Pas plus que le parti Projet Montréal, qui a aussi déposé une motion d’appui au Conseil municipal.
L’arrondissement souhaite participer à une «réflexion collective devant mener à une politique pan-montréalaise des modalités de fonctionnement de ce service».
Pour le maire de l’arrondissement, Benoit Dorais, l’autopartage vient s’ajouter au «cocktail alternatif de transport», un cocktail qui compte déjà comme ingrédients la marche, le vélo, les transports collectifs, la location d’automobiles à court terme et le taxi.
«Ces divers modes ne s’opposent pas l’un à l’autre mais se complètent», souligne-t-on dans la motion.
«On donne formellement notre appui à ce type de transport», a expliqué Craig Sauvé, conseiller de ville dans le district de Saint-Henri–La Petite-Bourgogne–Pointe-Saint-Charles et porte-parole en matière de transport pour Projet Montréal. On en est au stade d’étudier les modalités, a-t-il dit, de se pencher notamment sur la question du stationnement et celle des tarifs. Le service offert par des entreprises privées pourrait faire tomber des dollars dans les coffres de l’administration municipale. «Ça peut être une source de financement pour l’arrondissement. Ça c’est intéressant», a commenté M. Sauvé.
Le maire Denis Coderre a déjà fait savoir qu’il n’était pas chaud au concept d’autopartage. Il craint que cela nuise à l’industrie du taxi. L’arrondissement du Sud-Ouest et Projet Montréal pensent le contraire. Ils soutiennent dans leur motion que «l’autopartage en libre-service constitue un moyen efficace de relancer l’industrie du taxi, puisque ces deux modes sont complémentaires en tant qu’alternatives à la propriété privée d’une automobile».