«Je suis prête à collaborer. Je n'ai rien à me reprocher»
Selon le quotidien, les enquêteurs de l’UPAC qui se penchent sur le financement illégal des partis politiques ont demandé, avant le déclenchement des élections, à rencontrer la députée sortante de la circonscription de Saint-Henri–Sainte-Anne, qui a été ministre responsable des Aînés sous le gouvernement libéral, ainsi qu’Yves Bolduc, ancien ministre libéral de la Santé.
Le rendez-vous était prévu, mais en raison de l’appel aux urnes, l’UPAC a décidé de reporter la rencontre. Le Parti libéral du Québec a confirmé que l’UPAC avait bien adressé à Mme Blais et M. Bolduc une demande pour une rencontre d’information.
«Je n’ai pas de problème avec ça», a fait savoir Marguerite Blais à propos de cette requête. «Je vais les rencontrer quand ils vont me demander de les rencontrer, a-t-elle dit.
«Le Parti libéral a mis en place l’escouade Marteau et l’UPAC, et ils font leur travail», a commenté Mme Blais.
D’ailleurs, selon elle, «ils [les enquêteurs de l’UPAC] devraient rencontrer tous les députés» pour parler de la question du financement des partis.
Réaction
Cette information a fait réagir la candidate du Parti québécois, Véronique Fournier, qui a rappelé des chiffres évoqués par sa formation lors de la campagne électorale de 2012.
Le recensement de données effectué par le PQ montrait que de 2007 à 2012, pendant que Mme Blais était ministre responsable des Aînés, 81% des dirigeants de résidences privées pour personnes âgées de Montréal de plus de 100 unités avaient contribué au moins une fois à la caisse du PLQ, notamment lors de cocktails. Le fait de contribuer ainsi à une caisse électorale n’a rien d’illégal, mais pour Mme Fournier, «sur le sens de l’éthique c’est très problématique».