Soutenez

Pont Champlain : des autobus pour le moment

Ce n’est pas avant un an, pas avant le dépôt d’une étude complète, que le gouvernement du Québec décidera s’il ira ou non de l’avant avec l’aménagement d’un système léger sur rail (SLR) sur le pont qui remplacera le pont Champlain.

Ce qui veut dire que le transport collectif sur le futur pont, dont l’ouverture est prévue pour 2018, sera assuré pendant quelques années par des autobus.

Le ministre provincial des Transports, Robert Poëti, a annoncé le 29 mai qu’il a donc demandé au gouvernement fédéral de prévoir pour la nouvelle infrastructure un «tablier hybride» qui pourrait accueillir le SLR et des autobus.

Sa position a été mal accueillie. Plusieurs ont rappelé que pas plus tard qu’en novembre dernier l’Assemblée nationale a adopté une résolution d’appui unanime au projet de SLR.

Le comité exécutif de la Communauté métropolitaine de Montréal a adopté, lors de sa séance du 29 mai, une résolution demandant au gouvernement du Québec de maintenir le choix de construire un SLR.

«Je suis extrêmement déçu», a commenté le maire de l’arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais, défenseur du projet de SLR. «Je pense que c’est de l’étapisme qui ne mène à rien d’autre qu’un service rapide par bus (SRB)».

Or, a-t-il lancé, «les autobus, on en est rempli». Entre le centre-ville et la Rive-Sud, «déjà 450 autobus» font la navette chaque jour – un autobus passe aux 25 secondes, a-t-il mentionné. «Les citoyens n’en peuvent plus d’un mur d’autobus qui devait être là temporairement, et qui est là depuis 15 ans», a tonné M. Dorais, évoquant notamment la situation de la rue de l’Inspecteur à l’heure de pointe.

Le maire, qui a demandé une rencontre au ministre des Transports, a aussi pointé les problèmes de pollution, de bruit et de circulation auxquels sont confrontés les piétons et les cyclistes.

Présentement, il y a un moratoire sur le nombre d’autobus assurant le service. Si on en ajoute, «il faudrait un deuxième terminus», a prévenu le maire.

Pour Benoit Dorais, le SLR c’est aussi un outil de développement pour le Sud-Ouest, pour Griffintown, le centre-ville, le parc d’entreprises de Pointe-Saint-Charles; un développement qui représente des revenus pour l’arrondissement, la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec.

«On n’est pas contre le SLR», a insisté la députée libérale de Saint-Henri–Sainte-Anne, Marguerite Blais. «La porte n’est pas fermée.»

«On va attendre l’étude», a-t-elle dit, soulignant que «le ministre est conscient des préoccupations des citoyens».

Québec «va étudier la possibilité d’envoyer des autobus ailleurs qu’à Bonaventure», a-t-elle expliqué. «Des autobus se rendraient ailleurs à Montréal, ne passeraient plus par Griffintown.»

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.