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La course à pied comme outil pour encourager la persévérance scolaire

Ils ont entre 12 et 14 ans. Qu’il fasse -3 degrés ou -30, on peut les voir deux fois par semaine jogger autour du square Sir-George-Étienne-Cartier. Ils sont six braves, six élèves de l’école secondaire Saint-Henri qui se préparent pour une course de 5 kilomètres prévue en mars.

Brandon, Tommy, Kevin, Saliou, Ariel et Michael s’entraînent depuis l’automne en vue de ce défi. La Voix Pop les a rencontrés alors que la météo était relativement clémente. Quelques jours auparavant, ils n’avaient pas hésité à y aller de leur entraînement régulier par une température de moins 18 degrés – moins 31 avec le refroidissement éolien. Rien ne les arrête. Ils veulent atteindre leur objectif: courir un 5 kilomètres lors de la 34e édition de la Course et Marche Populaires de LaSalle, un événement qui aura lieu le 24 mars.

C’est Normand Lafrenière, éducateur à l’école et lui-même un fervent coureur, qui a mis cette activité sur pied. Il a fait le tour des classes en octobre pour lancer l’invitation aux élèves. Au début ils étaient une douzaine. La moitié a décroché depuis. Aujourd’hui, il reste un noyau de six jeunes – six garçons de secondaire I. «Six, c’est extraordinaire», lance l’éducateur bien conscient de ce qu’une telle aventure exige des participants. Il parle de détermination, de volonté, de persévérance. «Ça prend du courage pour courir par grand froid», souligne-t-il.

Deux fois par semaine, après les classes, les jeunes s’entraînent pendant environ une heure autour du square; un parcours qui fait un demi-kilomètre. Ils mettent à profit lors de ces séances préparatoires les bons conseils et l’expérience de Normand Lafrenière et de l’enseignante Judith Des Châtelets, autre coureuse émérite.

L’appui au projet de commanditaires a permis de bien équiper les coureurs. On a pu acheter des vêtements techniques de très haute qualité qui permettent aux jeunes de courir à l’extérieur même quand le mercure plonge allégrement sous zéro. «Le club de triathlon Les Rapides a aussi donné du matériel», précise Normand Lafrenière.

Encourager la persévérance

Derrière ce projet, il y a surtout la volonté chez Normand Lafrenière d’encourager la persévérance scolaire chez les élèves.

Pour lui, l’équation est simple: persévérer dans un domaine – comme ici la course – et obtenir de beaux succès, ça fait du bien à l’estime de soi et ça donne le goût de faire montre de persévérance dans d’autres aspects de la vie, incluant les études.

Ces «guerriers», comme les appelle affectueusement l’éducateur, «courent pour découvrir les joies du dépassement!».

«J’ai décidé de participer pour pratiquer mon cardio, pour me tenir en forme», explique Saliou, 14 ans. Un objectif qu’il partage avec Tommy, également âgé de 14 ans. «Je joue au football comme receveur de passes, précise ce dernier. Je cours pour améliorer ma forme.»

Ariel, 12 ans, se sent prêt pour le rendez-vous en mars. Il a couru cinq kilomètres le 28 janvier le long du canal de Lachine. «C’est la première fois que je courais cinq kilomètres. C’était dur, dit-il. Mon record avant était de 3,5 km.» Kevin, 13 ans, est également bourré de confiance a deux mois du grand jour. «Je suis prêt!», lance-t-il avec un grand sourire.

Brandon, 14 ans, ne doute pas non plus de pouvoir boucler l’épreuve. C’est avec détermination, le pouce en l’air, signe que tout est OK, qu’il s’élance pour se taper quelques tours du square, histoire de mettre toutes les chances de son côté.

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