Le CSSS du Sud-Ouest–Verdun à l’heure du dossier clinique informatisé
Le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) du Sud-Ouest–Verdun devient le premier CSSS avec hôpital à déployer le dossier clinique informatisé OACIS.
Initié par le Centre hospitalier de l’Université de Montréal et le Centre universitaire de santé McGill, le système OACIS – pour Open Architecture Clinical Information System – permet aux cliniciens d’avoir accès rapidement au dossier électronique des patients et de le faire à distance, a expliqué la directrice générale du CSSS, Danielle McCann.
«Les cliniciens peuvent consulter le dossier de leur patient à partir de leur ordinateur», a-t-elle précisé. «Ça supprime le support papier et ça accélère la prise de décision clinique.»
OACIS permet donc à chaque patient d’avoir un dossier informatisé à l’intérieur du territoire de son établissement de santé. Accessible aux médecins, au personnel infirmier et autres professionnels du réseau, ce dossier regroupant l’ensemble des informations sur un patient facilite la continuité des soins.
Le système a d’abord été déployé dans les unités de médecine de jour, de médecine générale et d’hémodialyse de l’hôpital de Verdun. L’implantation se poursuivra dans l’ensemble de l’hôpital, dans les trois CLSC et les sept centres d’hébergement du CSSS.
Le processus d’implantation a commencé il y a quatre ans, a souligné Mme McCann. Il en a coûté jusqu’à maintenant 1,5 M$.
L’implantation se fait en plusieurs phases. La première, qui vient d’être complétée, permet d’avoir accès à un dossier où l’on retrouve notamment l’historique des épisodes de soins et des rendez-vous du patient ainsi que les résultats de laboratoires. À venir s’ajouteront, entre autres, le profil pharmaceutique et les résultats d’imagerie médicale. Les cliniciens pourront aussi y intégrer prochainement les requêtes de tests en laboratoire et de consultation, les résultats d’examen, les ordonnances et les plans de soins de leurs patients.
Des avantages
«C’est important, quand on voit le patient, d’avoir l’information à jour», a expliqué le Dr Paul Ayoub, néphrologue à l’hôpital de Verdun.
«C’est beaucoup plus efficace d’avoir l’information en temps réel», a-t-il dit. «Un système comme ça nous fait sauver du temps.»
«Éviter la duplication des tests» constitue un autre avantage, a-t-il mentionné. En consultant le dossier, le clinicien sait exactement les tests subis par le patient et ceux à venir. Moins d’examens, ça signifie des économies pour le réseau. «Éventuellement, ça baisse les coûts du système», a noté le Dr Ayoub, soulignant que «le but ultime est d’offrir un meilleur service aux patients».
D’ici 2014, les principales composantes d’OACIS seront implantées dans tous les établissements de santé et de services sociaux de la métropole, a indiqué le président-directeur général de l’Agence de santé et des services sociaux de Montréal, David Levine.