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Hélène LeBlanc plaide pour un meilleur financement des infrastructures

Depuis son élection, le 2 mai dernier, la députée néo-démocrate de LaSalle-Émard, Hélène LeBlanc, n’a pas chômé. Elle met les bouchées doubles pour apprivoiser ses nouvelles fonctions et les rouages de la Chambre des communes, pour peaufiner ses connaissances de la circonscription et celles des dossiers locaux. Ces jours-ci, celle qui est critique de l’Opposition officielle en matière de sciences et de technologie pilote une motion afin que le gouvernement injecte plus d’argent pour les infrastructures publiques.

La motion qu’elle a déposée fera l’objet d’un débat et d’un vote aux Communes à la mi-décembre.

«Les infrastructures, ce sont des actifs pour une communauté, insiste-t-elle. Ce n’est pas une dépense. C’est un investissement qui amène de la richesse.»

Les retombées économiques sont importantes. À lui seul, le pont Champlain facilite un commerce d’une valeur estimée à 20 milliards de dollars par année, souligne celle qui se réjouit de la décision du gouvernement Harper de remplacer cette structure. «Reste à voir sous quelle forme», prévient-elle toutefois. On dispose pour le moment de peu de détails. Hélène LeBlanc souhaite qu’une place soit réservée au transport collectif. «Au 21e siècle, il ne faut pas passer à côté de cette opportunité d’intégrer du transport en commun», dit-elle.

Quand il est question d’infrastructures «il semblerait que l’on soit plus en réaction», déplore la députée alors que «toutes les communautés crient au secours». Les besoins de réfections, de mises à niveau et de nouvelles constructions sont importants.

Dans sa motion, la néo-démocrate demande entre autres au gouvernement d’agir dès maintenant pour contrer la crise des infrastructures délabrées et les risques que celles-ci posent pour l’économie et la sécurité. Elle réclame des accords avec les provinces, les municipalités, les territoires et les communautés des Premières nations «permettant un financement durable, prévisible et à long terme des infrastructures».

En ce qui concerne le financement, justement, elle propose que l’on augmente d’un cent le litre le transfert des recettes tirées par le gouvernement fédéral de la taxe sur l’essence pour aider à financer non seulement les projet d’infrastructures routières, mais aussi le transport en commun et le traitement des eaux. Il s’agit «d’augmenter la portion des revenus provenant de la taxe que le gouvernement prélève déjà à la pompe», précise Mme LeBlanc. «On ne veut pas du tout une hausse du prix de l’essence.»

Derrière Thomas Mulcair

Par ailleurs, Hélène LeBlanc a déjà fait savoir à quelle enseigne elle loge en ce qui concerne la course à la direction du parti. Elle a accordé son appui à Thomas Mulcair, l’un des neuf candidats en lice.

«C’est un parlementaire d’expérience», apprécie notamment la députée, qui a eu l’occasion de le côtoyer durant la campagne électorale.

Le 15 décembre, entre 17h et 19h, la population pourra se faire une idée sur l’homme et ses idées en le rencontrant lors d’un événement public qui aura lieu au Bistro Monk, 6396, Monk.

Le prochain chef du NPD sera élu par les membres du parti le 24 mars.

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