Situation financière précaire pour la Maison du Partage d’Youville
La Maison du Partage d’Youville vit présentement une situation financière qu’elle qualifie de «très précaire». Le 9 novembre, l’organisme tiendra un «5 à 7 d’urgence» pour faire le point sur la crise et récolter les dons nécessaires à son fonctionnement. L’argent recueilli, explique la direction, lui permettra de gagner du temps «pour développer nos projets qui pourront à moyen et long terme assurer notre survie».
La rencontre publique aura lieu à compter de 17h au 2327, rue du Centre dans Pointe-Saint-Charles.
La Maison du Partage d’Youville offre des services de dépannage ainsi que des activités socio-éducatives aux personnes seules et aux familles démunies des quartiers Pointe-Saint-Charles, Saint-Henri et Petite-Bourgogne.
Les données contenues dans son rapport d’activités 2010-2011 nous apprennent notamment que 1300 ménages ont reçu une aide alimentaire, vestimentaire ou du mobilier au cours de la dernière année, que l’on a distribué 104 000 kilos de denrées et que 472 personnes seules et 278 familles en situation d’urgence ont obtenu du dépannage sous une forme ou une autre.
«Nous avons tout ce qu’il faut pour nourrir, vêtir et meubler près de 150 ménages par semaine, a fait savoir la présidente, Michelle Bourget. Cependant, nous craignons d’ici près d’un mois, ne plus avoir d’argent pour payer les frais de fonctionnement.»
Les dons de la communauté ne manquent pas en ce qui concerne les denrées, les vêtements et les meubles. «De ce côté, ça va», a indiqué Ann-Edith Daoust, adjointe aux communications et au financement. Ce sont les fonds nécessaires au fonctionnement – loyer, salaires, téléphone, électricité, etc. – qui se tarissent.
Le budget annuel de la Maison du Partage d’Youville est d’environ 290 000$. Ses sources de financement sont publiques et privées. L’organisme reçoit des subventions de la Ville de Montréal et du gouvernement du Québec. Il a aussi l’appui de donateurs privés, de fondations, de communautés religieuses, d’entreprises. Mais depuis l’an dernier, il ne reçoit plus de subvention de Centraide, ce qui représente un manque à gagner d’environ 30 000$, a souligné Ann-Edith Daoust.
Plus d’information au 514 935-9846.