Retour sur 2014 et regard sur 2015 avec Benoit Dorais
Invité par TC Media à dresser le bilan de l’année 2014, le maire du Sud-Ouest, Benoit Dorais, ne pouvait passer sous silence la réforme du financement des arrondissements, qui l’a grandement déçu. Mais les douze derniers mois ont aussi été marqués par de bons coups pour le chef de la 2e opposition à l’hôtel de ville.
Bilan de 2014
L’année 2014 vue par Benoit Dorais en trois questions.
Deux réalisations dont vous êtes particulièrement fier?
«La réduction à 30 km/h de la vitesse dans les zones scolaire sur les artères», lance-t-il. Cette mesure annoncée en septembre, «c’est une première montréalaise», rappelle le maire. «Pour moi c’est un bon coup». Il greffe à cela la réduction de la vitesse à 30 km/h sur le réseau local annoncée en novembre.
«Et il y a la mise en œuvre du plan d’action contre l’agrile du frêne», ajoute M. Dorais. «Lors du dernier mandat, nous avons travaillé à élaborer le plan d’action», explique-t-il. «En 2014, on a couplé le financement avec le plan et on l’a mis en œuvre. Il est en train de se réaliser. Ça porte déjà ses fruits.»
Deux dossiers qui n’ont pas pris la tournure que vous auriez souhaitée?
«La refonte du financement des arrondissements», laisse tomber le maire sans hésiter. «J’aurais vraiment aimé qu’on réussisse à faire bouger le maire de Montréal. La mobilisation de la population était là», souligne-t-il. «Je suis déçu.»
Autre dossier qui n’a pas connu le dénouement espéré: «l’abandon du budget participatif», confie Benoit Dorais. L’arrondissement avait prévu à cette fin une somme de 500 000$ au programme triennal d’immobilisations. «Les gens auraient pu décider des projets», rappelle M. Dorais. Mais la réforme du financement, qui réduit le budget du Sud-Ouest, a forcé l’arrondissement à faire d’autres choix. «Cette somme qui était réservée, on va en avoir besoin pour maintenir des projets culturels», signale le maire.
Un mot pour résumer votre dernière année?
«Étonnamment, ce mot m’est venu très vite: persévérance», avoue M. Dorais. Des dossiers que l’arrondissement pilotait depuis un bon moment ont débouché sur des actions concrètes. Il cite notamment la réduction de la vitesse et la mise en place du plan de lutte contre l’agrile du frêne. «On a décidé de ne pas lâcher. Les résultats, on les a vus en 2014», se réjouit le maire.
Perspectives pour 2015
L’année 2015 vue par Benoit Dorais en trois questions.
Les deux dossiers au sommet de votre liste cette année?
«Mon bébé: le Plan de développement urbain, économique et social (PDUES) Turcot», dit-il. «On va de l’avant cette année.» Ce plan doté d’une enveloppe de 20 M$ du ministère des Transports s’inscrit dans le cadre de la reconstruction de l’échangeur Turcot. Il touchera plusieurs secteurs du Sud-Ouest.
La population aura son mot à dite. L’arrondissement a déjà eu une rencontre avec l’Office de consultation publique de Montréal pour l’établissement d’un calendrier, note le maire.
Second dossier: «le financement de l’arrondissement en lien avec la réforme». Le maire se dit «optimiste». «On va se relever les manches. On va revoir comment on fait les choses. On est appelé à être innovant.»
Votre résolution?
Toujours en lien avec la réforme du financement, «que le virage entrepris avec les travaux publics, qu’on le vive en 2015. Qu’on puisse le continuer pour avoir plus d’efficience», indique le maire.
Que souhaitez-vous à vos électeurs?
«Malgré le climat d’austérité, que dans le Sud-Ouest on vive de la solidarité», répond Benoit Dorais. Pour lui, il importe que chacun ne tire pas de son côté pour protéger ses acquis. «Souhaitons-nous que l’on puisse renouer avec des valeurs d’entraide caractéristiques des quartiers du Sud-Ouest.»