Verdun

Le prix Levier pour une Verdunoise

Le prix Levier pour une Verdunoise
Photo: GracieusetéLa députée Isabelle Melançon a remis le certificat honorifique de l’Assemblée nationale à Alyssia en soulignant son engagement remarquable au sein de sa communauté lors du gala des Prix Levier, organisé par le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec.

Alyssia Tranoris Newton a reçu un honneur auquel elle ne s’attendait pas lors du Gala des Prix Levier, qui reconnaît la contribution sociale des jeunes. Elle s’est démarquée notamment en mettant sur pied un projet de musée dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs.

La jeune femme de 19 ans a initié et coordonné en février un projet qui mettait en lumière des événements importants du passé pour cette communauté et a également exposé des photos et descriptions des personnes marquantes.

Alyssia a également organisé une courte pièce de théâtre par rapport au racisme et a animé des discussions sur le sujet. La Verdunoise a ainsi rassemblé plus de 40 participants qui ont pris part à des activités de réflexion et de conscientisation.

De plus, elle a contribué à l’organisation de la 4e édition du festival hip-hop Arts de rue. La jeune femme a alors été en mesure d’inclure les groupes exclusivement de femmes ouvrant ainsi un dialogue sur l’égalité des genres.

Découverte d’une passion

La jeune femme est d’abord entrée en contact avec le Bureau de consultation jeunesse (BCJ) alors qu’elle cherchait un nouveau logement. Elle a surtout découvert une passion pour la vie communautaire qu’elle apprécie particulièrement dans l’arrondissement.

«C’est la première année que j’habite à Verdun et je trouve qu’ici les gens sont vraiment impliqués», souligne Alyssia.

Le BCJ accompagne les jeunes entre 14 et 25 ans au parcours atypique dans le développement de leur autonomie. Les services sont offerts dans les écoles ou les centres de formation aux adultes. Dès son arrivée, l’étudiante en soin hospitalier a su se démarquer par son implication dans la vie associative du centre.

Dans le bloc de logements temporaires du BCJ où elle réside, Alyssia Tranoris Newton a organisé plusieurs activités de sensibilisation avec les autres locataires. Notamment, elle a animé des discussions autour de sujets comme le sexisme et le racisme.

Alyssia Tranoris Newton ne compte pas les heures qu’elle passe à s’investir dans la communauté. «Je n’ai pas de restriction ou d’obligation. Si je sens que c’est trop de travail, je peux me retirer ou diminuer mes heures, mais pour l’instant ça va, ce n’est vraiment pas trop pour moi», raconte-t-elle.

C’est en s’impliquant qu’elle sent qu’elle peut faire une différence.