Ahuntsic-Cartierville
06:00 27 juillet 2020 | mise à jour le: 27 juillet 2020 à 16:34 temps de lecture: 3 minutes

Confinement: des habitudes alimentaires aux opposées pendant la pandémie

Confinement: des habitudes alimentaires aux opposées pendant la pandémie
Photo: ArchivesDurant la pandémie, plusieurs personnes ont consommé davantage de malbouffe selon un sondage.

Plusieurs ont pris de mauvaises habitudes alimentaires durant la pandémie, négligent parfois leur alimentation en se tournant vers des plats considérés réconfortants. À l’inverse, d’autres ont mieux mangé parce qu’ils ont commencé à cuisiner davantage et à consommer ainsi plus de produits frais.

L’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) rapporte que le quart des Québécois ont une alimentation de moins bonne qualité qu’avant la crise selon un sondage. De plus, 31% des répondants ont mentionné manger plus de malbouffe et 44% disent faire moins d’activité physique. Les jeunes de 18 à 34 ans sont particulièrement visés par ces statistiques.

Réconfort

La pandémie a été une situation très stressante pour plusieurs, notamment en raison des pertes d’emplois ainsi que des contacts limités avec parents et amis.

«Ç’a amené beaucoup d’incertitudes et donc, certains sont allés chercher du réconfort ailleurs. Et quoi de mieux que de la malbouffe», souligne la nutritionniste Ève Crépeau. Dans ce contexte, elle ne trouve pas étonnant que certains se soient tournés vers des plats dits réconfortants. 

Elle émet aussi l’hypothèse que, puisque certains ne voulaient pas sortir par peur de contracter le virus, les services de livraison étaient une solution. Ces repas livrés sont souvent catégorisés «fastfood» et donc moins bons pour la santé.

Ils sont beaucoup plus riches en gras et en sel, en plus de contenir moins de fibres, de vitamines et de minéraux. «C’est une alimentation qui n’est pas idéale. On peut avoir des carences, des excès alimentaires ou observer une prise de poids», explique-t-elle, particulièrement lorsqu’on en consomme beaucoup.

Mais il n’y a pas de problèmes à en manger à l’occasion. On ne risque pas de développer des complications, comme le diabète, après deux ou trois mois de mauvaises habitudes. Toutefois, la nutritionniste croit que cela pourrait perdurer et nous inciter à moins cuisiner par exemple.

Mieux manger

À l’inverse, d’autres ont eu de bonnes habitudes alimentaires durant la pandémie. Beaucoup se sont mis à leurs fourneaux davantage, étant confinées à la maison. «Il y a des gens qui ont délaissé complètement les restaurants pendant la pandémie. Ils ont pris plutôt plaisir à cuisiner et même à devenir plus autonomes en faisant leur propre pain ou leur propre yogourt», a constaté Mme Crépeau. 

«J’espère vraiment que le confinement aura appris aux gens à quel point ça peut être chouette de cuisiner et que ce n’est pas si compliqué que ça.» -Ève Crépeau, nutritionniste.

En temps normal, plusieurs disent peu cuisiner par manque de temps. «Avec la routine maison, boulot, dodo, parfois ça peut être difficile à intégrer», avoue-t-elle.

Elle souhaiterait que les gens gardent la bonne habitude de cuisiner en retournant à leur «vie d’avant».

Avec le télétravail, l’économie de temps de transport pourrait être suffisant pour maintenir l’habitude de préparer les repas, estime Mme Crépeau. Cuisiner n’est pas seulement bénéfique du côté nutritionnel, mais aussi pour avoir du plaisir à manger, souligne-t-elle. On est ainsi mieux connecté à nos signaux de satiété.

Assiette équilibrée

Une assiette qu’on dit équilibrée contient environ la moitié de fruits et légumes, un quart de produit céréalier et un quart de protéines, animales ou végétales. Les protéines sont essentielles pour l’effet de satiété.

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