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Des parents manifestent pour la sécurité aux abords des écoles

Manifestation pour la sécurité aux abords des écoles Photo: Robert Dolbec : Métro

Réunis mardi matin à l’angle des rues Boyer et Villeray, plus de cinquante parents, professeurs et jeunes élèves de l’école Marie-Favery de l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension ont fait résonner leurs trompettes, cloches et marmites lors d’une manifestation visant à exiger une meilleure sécurité aux abords des écoles.

Cette manifestation pacifique s’inscrivait dans le mouvement citoyen Pas une mort de plus regroupant des parents et des groupes militants pour la mobilité active. Les manifestants étaient également présents devant plus de 25 écoles dans différentes régions du Québec, dont une dizaine à Montréal.

Ce mouvement a pris naissance après le tragique accident ayant causé la mort de la jeune ukrainienne Mariia Legenkovska, dans le quartier Centre-Sud, alors qu’elle marchait vers son école, le 13 décembre. Aucun aménagement sécuritaire n’avait été mis en place, alors que les parents du quartier en réclamaient depuis longtemps. Une manifestation semblable avait eu lieu à Montréal le 10 janvier en sa mémoire.

«Nous demandons aux municipalités et au gouvernement provincial d’instaurer des rues-écoles et d’ajouter des bollards, des sens uniques, des pistes cyclables, des dos d’âne et d’autres aménagements pour rehausser la sécurité des enfants sur leur chemin vers l’école. Une présence policière accrue est également réclamée ainsi que des peines plus sévères pour les infractions», mentionne Séverine Le Page, co-porte-parole de l’organisme Vélo fantôme.

Aménagements réclamés

À l’instar des autres écoles concernées par cette manifestation au Québec, l’école Marie-Favery a des besoins particuliers pour la sécurité de ses jeunes élèves. «Ici, nous n’avons pas été ciblés par la Ville de Montréal pour l’aménagement des 50 écoles qui seront sécurisées cette année. Et pourtant, il y a beaucoup d’achalandage causé par les automobilistes et les cyclistes qui roulent sur la rue Boyer, juste devant l’entrée principale», explique Émilie Grenier, organisatrice de l’événement.

Émilie Grenier, organisatrice de la manifestation Photo: Robert Dolbec, Métro

«Notre conseillère municipale, Martine Musau Muele, est venue visiter le secteur l’an dernier en compagnie d’une équipe de fonctionnaires de l’arrondissement. Ils ont installé trois petits bollards pour la ruelle et ils ont été enlevés pour l’hiver. Nous avons besoin de beaucoup plus. Une réflexion globale doit être faite pour implanter plusieurs mesures contraignantes visant à réduire la vitesse des automobilistes», ajoute-t-elle

Pour sa part, Zvi Leve, de l’Association des piétons et cyclistes de Villeray–Saint-Michel, croit que le principal problème de sécurité est causé par l’avenue Christophe-Colomb. «Cette artère est dans un corridor scolaire qui regroupe cinq écoles. Il y a souvent des radars photo et il est très rare de remarquer un automobiliste qui respecte la limite de vitesse. De plus, ils tournent à droite à une vitesse incroyable.»

Zvi Leve, de l’Association des piétons et cyclistes de Villeray–Saint-Michel Photo: Robert Dolbec, Métro

Intervention de la Ville

Il y a quelques semaines, un mois après le tragique accident ayant coûté la vie à Mariia Legenkovska, la mairesse Valérie Plante mentionnait que 73 écoles avaient déjà été sécurisées, et que 50 autres le seraient en 2023. «Afin d’en faire plus, 52,5 M$ seront empruntés pour la sécurisation des lieux de vie commune», annonçait-elle, tout en rappelant que la Ville avait doublé son budget consacré à la sécurisation des déplacements.

«Une fois réalisés, ces projets feront en sorte que plus de 15 000 élèves seront plus en sécurité lors de leurs déplacements aux abords de leur école», indiquait également l’administration Plante dans un communiqué de presse.

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