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1,2 M$ de coupes au CSSS de la Montagne

À la suite de compressions budgétaires exigées par le gouvernement provincial, le centre de santé et des services sociaux (CSSS) de la Montagne a estimé devoir réduire ses dépenses de 1,2 M$. Pour y parvenir, plus d’une dizaine de postes devront être coupés, dont certains au centre local de service communautaire (CLSC) Parc-Extension.

« Ce n’est facile pour personne. Ça devient pénible de toujours devoir annoncer de mauvaises nouvelles à nos employés. Nous comprenons la situation financière problématique du Québec et pourquoi il faut revoir nos façons de faire », soutient Marc Sougavinski, directeur général du CSSS de la Montagne.

Pour arriver à amputer 1,2 M$ dans ses dépenses, l’administration du CSSS a notamment aboli des postes – dont une infirmière-clinicienne dans les écoles, une technicienne en assistance sociale ainsi qu’une hygiéniste dentaire – et n’en a pas remplacé d’autres – dont une nutritionniste et un cadre Info-Social.

« Quand nous choisissons de couper des postes, nous évitons de le faire dans les services directs au client. Nous le faisons davantage autour de ceux-ci. Nous vérifions où il est possible de diminuer les effectifs. Par exemple, si un programme a vu sa clientèle baisser, est-ce toujours utile d’y garder deux employés », illustre-t-il.

Les conséquences

Ces modifications auront un impact sur les équipes en place qui devront revoir leurs façons de faire.

« Elles devront s’ajuster pour offrir le même service de qualité à leur clientèle. Elles se réorganiseront et se partageront les tâches du poste coupé, comme le faisaient déjà d’autres employés dans d’autres CLSC. Je ne suis pas inquiet. Je ne pense pas que les gens vont manquer de services », fait-il valoir.

L’effervescence de nouveaux projets et programmes sur le territoire permettra d’amortir les conséquences des coupes sur la vie de la population de Parc-Extension.

« Il y a beaucoup de développement de services dans le secteur qui viennent pallier ceux que nous avons coupés. Par exemple, nous référons notre clientèle à la Maison bleue – qui offre un soutien aux femmes enceintes vivant dans un contexte de vulnérabilité. Nous avons une vue d’ensemble de la situation. Lorsque nous effectuons des compressions, nous prenons en compte les objectifs, mais aussi les développements du quartier pour ainsi en réduire au maximum les impacts », indique le directeur général.

Toutefois, M. Sougavinski laisse savoir que si une décision cause des difficultés, elle peut être revue.

« Nous faisons une réévaluation constante de nos services. Si une des supressions devient problématique, nous allons nous réajuster. Nous avons toujours une porte de sortie », mentionne-t-il.

De plus, la situation pourrait s’améliorer au cours du prochain mois.

« Nous avons prédit des coupes de l’ordre de 1,2 M$. Toutefois, avec le dépôt du budget provincial, nous allons revoir les demandes au cours du mois de juillet. Ainsi, au lieu de 1,2 M$, ça pourrait être moins. Ce qui est sûr, c’est que nous ne nous serrons pas davantage la ceinture », affirme-t-il.

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