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Un plan de développement durable pour l’arrondissement

Favereaux Anne-Laure - TC Media
L’arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension se dotera d’un plan de développement durable, dès le mois de décembre. Axé autour de l’habitation, des travaux publics, des transports actifs et du développement social, il s’inscrit dans le cadre de la politique de développement durable adoptée par la Ville de Montréal.

Résolution phare : dès 2012, les nouveaux projets immobiliers devront intégrer des toits blancs. Solutions pour contrer les îlots de chaleur, les toits blancs réfléchissent le rayonnement lumineux plutôt que de l’absorber, permettant de diminuer de plusieurs degrés la température d’une résidence.

La mesure obligatoire s’inscrira dans le plan d’urbanisme de l’arrondissement. « Ce n’est pas plus cher ou moins cher qu’un toit ordinaire», fait valoir le maire, Anie Samson. Celle-ci prend pour exemple le bâtiment vert de l’entreprise Remorquage Météor, inauguré en octobre dans Saint-Michel. «C’est un bâtiment exemplaire, avec un toit blanc et la récupération des eaux de pluie. Il existe des choses intéressantes possibles et pas très chères.»

Collecte des matières organiques

Comme c’est le cas dans Rosemont-La-Petite-Patrie, des bacs bruns destinés à la collecte des matières organiques pourraient être prochainement installés dans l’arrondissement. Un projet-pilote serait prévu dans le district de Villeray, mais l’édile ne s’avance sur aucun échéancier «On est en train d’y réfléchir, d’évaluer les coûts. Qui va les ramasser? Sur quelle base? Où va-t-on les envoyer? À partir du moment où on aura une vision d’ensemble, on pourra se concentrer là-dessus. Ça s’en vient, mais on ne le fera pas le 1er janvier. Mon objectif premier c’est de trouver un contenant pour valoriser notre collecte sélective», dit Mme Samson.

Un guide pour les ruelles vertes

Seulement deux ruelles vertes existent actuellement dans l’arrondissement et celle située dans le district de Parc-Extension n’est pas entretenue. «Un an plus tard, plus personne ne s’en occupe», se désole le maire de l’arrondissement.

Pour cette raison, l’arrondissement prévoit réaliser un guide d’information à l’attention des citoyens. Inspiré de ceux proposés par les arrondissements du Plateau-Mont-Royal et de Rosemont-La-Petite-Patrie, il renseignera les résidents sur le fonctionnement des ruelles vertes et leur responsabilité.

«S’il y a une ruelle verte qui voit le jour c’est parce que les citoyens l’auront demandé et qu’ils auront signé un contrat d’engagement avec l’arrondissement pour dire « on assume nos responsabilités sur un certain nombre d’années ». Une ruelle verte c’est un extra dans la qualité de vie, si les citoyens la veulent c’est leur responsabilité. Si l’engagement n’est pas là on ne le fera pas. C’est pas vrai que l’arrondissement va mettre ça en plus à sa charge», déclare Anie Samson.

L’arrondissement investira 100 000 $ dans le cadre de ce plan de développement durable, en plus des opérations qui s’y inscriront.

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