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Ados au labo

L’auditorium de l’école secondaire Lucien-Pagé résonnait de cris de scientifiques en herbe, alors que l’illusionniste Luc Langevin lançait la saison 2013 des Expo-Sciences, le 16 janvier. Depuis dix ans, des élèves de cette école de Parc-Extension participent à cette compétition scientifique bien connue.

Le coordonnateur de l’activité à l’école Lucien-Pagé, Patrick Frappier, constate que l’Expo-Sciences «allume des lumières dans l’esprit des élèves». «Cela leur permet d’explorer les domaines scientifiques et de voir lesquels les intéresse. Ça peut aussi les mener à des choix de carrière», croit l’enseignant en physique et en sciences et technologie.

À l’école Lucien-Pagé, ce sont en majorité les élèves du programme Actinium, des classes enrichies en sciences de secondaire 1 à 5, qui participent à l’Expo-Sciences. Ils doivent soit vulgariser un phénomène, soit faire une expérience ou une invention. Et bien sûr, présenter les résultats lors de l’exposition locale. Ils courent ainsi la chance de passer en finale régionale et nationale. Le projet fait partie du programme, mais ils choisissent leur thème.

Un peu de sel?

«On dirige les élèves vers des sujets qui les touchent de près, explique M. Frappier. Tout le monde se pose des questions sur un phénomène qui l’entoure, une observation.»

Par exemple, les dynamiques jumelles Abiesha et Vibisha Pathmanathan, qui font équipe depuis quatre ans, expérimentent cette année l’effet de quatre différents types de sel sur le déglaçage.

«Ça amène des connaissances. Si je ne faisais pas l’Expo-Sciences, je ne ferais pas cette expérimentation», affirme Abiesha. Vibisha poursuit: «On apprend aussi beaucoup en allant voir les projets des autres.»

Les sœurs pourraient-elles soumettre leur expérimentation à la Ville de Montréal? «Si on est satisfaites des résultats, c’est sûr, s’exclame Abiesha. On leur ferait économiser de l’argent!»

Popularité confirmée

Qu’importent les coupes budgétaires massives du fédéral dans la recherche, les Expo-Sciences prennent d’assaut les écoles primaires, secondaires et collégiales depuis plus de 50 ans. L’Expo-Sciences est sans contredit une des activités parascolaires les plus connues au Québec. La coordonnatrice nationale de l’organisation, Marthe Poirier, explique la renommée du concours par différents points.

D’abord, il y a sa longévité: la première Expo-Sciences a eu lieu en 1960. Ensuite, elle mentionne que la science a pris une valeur quotidienne. «Les jeunes ne se rendent pas compte qu’ils baignent dans la science, mais ils ont tous un appareil électronique ou informatique, à la maison ou sur eux. Ça fait partie du quotidien maintenant.»

Mme Poirier remarque aussi que les jeunes sont de plus en plus à l’affût de l’actualité. «On suit ce qui s’est passé sur la scène scientifique durant l’année précédente, et on voit apparaître des projets en lien avec ces sujets.»

Le porte-parole national de l’événement, l’illusionniste Luc Langevin, était présent pour témoigner de l’importance de la science dans son parcours scolaire et professionnel. Détenteur d’un doctorat en biophotonique (l’étude de la vie par la lumière), il a souligné la motivation que lui ont apportée les sciences à l’école.

La finale locale aura lieu 21 et 22 février à l’École secondaire Lucien-Pagé. La finale régionale montréalaise de l’Expo-Sciences se tiendra à la Tohu les 27 et 28 mars. Pour plus de détails: www.exposciences.qc.ca.

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