Villeray – Parc Ex – Petite-Patrie
17:52 4 mai 2016 | mise à jour le: 4 mai 2016 à 18:03 Temps de lecture: 2 minutes

Cinq ans d’emprisonnement pour avoir battu un chauffeur d’autobus

Cinq ans d’emprisonnement pour avoir battu un chauffeur d’autobus
Photo: Collaboration spéciale

Daniel Quiroz Rivas et Jeffrey St-Cloud ont écopé de cinq ans d’emprisonnement pour avoir battu sauvagement un chauffeur d’autobus de la Société de transport de Montréal (STM), mercredi, au palais de justice de Montréal.

Le 24 avril 2013, vers deux heures du matin, en descendant de l’autobus 55 dans le quartier Villeray, les deux accusés, accompagnés d’un troisième individu d’âge mineur, ont battu sévèrement le chauffeur Marc-Olivier Fortin.

La scène captée sur vidéo était «d’une violence inouïe», selon la juge Isabelle Rheault qui qualifie le geste de « passage à l’acte violent, gratuit et démontrant un haut degré d’impulsivité. » Elle souligne également que « ces coups nombreux et très violents ont tous été donnés à la tête ».

La violence de l’altercation a convaincu la juge d’imposer aux deux accusés une peine de cinq ans derrière les barreaux.
Daniel Quiroz Rivas sera toutefois libéré dans six mois puisqu’il est détenu de façon provisoire depuis son arrestation en 2013. Une probation de trois ans et l’obligation de fournir un échantillon d’ADN lui ont également été imposés.

Jeffrey St-Cloud aura encore trois ans à purger puisqu’il a été libéré sous caution 16 mois depuis les faits.

Facteurs aggravants et atténuants
La Couronne exigeait sept ans d’emprisonnement tandis que la Défense estimait que le temps déjà purgé était suffisant.

Les séquelles à vie de M.Fortin, qui ne pourra plus conduire d’autobus, « la gratuité objective », ainsi que « la grande brutalité » de l’attaque ont fait partie des facteurs aggravants dans la prise de décision de la juge. En contrepartie, la jeunesse des accusés, l’absence d’antécédents judiciaires, mais surtout le support de leur famille ont servi de facteurs atténuants. « Vous venez tous les deux de milieu qui ont des valeurs pro-sociales », a dit la juge aux accusés.

Renato Carlone, président du syndicat des chauffeurs d’autobus, a exprimé sa déception en sortant de la salle. « C’est le métier qu’il voulait faire. Aujourd’hui, trois ans plus tard, il ne travaille pas », a-t-il affirmé en s’adressant aux médias.

La salle où a eu lieu la lecture du jugement était bondée. De nombreux chauffeurs d’autobus étaient présents afin de montrer leur appui à leur collègue. Celui-ci était absent mais représenté par sa famille.

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