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Toutes les Mazda3 devraient être des Speed!

Oui, toutes les Mazda3 devraient être des Speed. Mais il faudrait alors toutes les piloter sur un circuit de course. Sans quoi, c’est la contravention assurée, et quoi d’autre encore…

Dans le sillon de la nouvelle génération de Mazda3, l’arrivée d’une MazdaSpeed3 coulait de source. Pour cette Speed 2010, pas plus de puissance cependant : le quatre cylindres (2,3 litres) turbo produit encore 263 chevaux, mais c’est toujours plus que les 237 chevaux de la Mistubishi Lancer Ralliart et au coude à coude avec la Subaru Impreza WRX. Le couple, lui aussi, continue d’être plus élevé qu’ailleurs : 280 lb-pi, contre 253 pour la Ralliart et 244 pour la WRX. Toute cette puissance a été retravaillée afin d’être livrée, via la boîte manuelle six rapports, plus docilement.

Sur la route, la Mazda est relativement confortable, malgré sa suspension sérieusement raffermie et ses barres stabilisatrices de plus grand diamètre. Pour cela, on doit en partie remercier les baquets sport à l’avant qui enveloppent bien. Leur bon maintien soustrait efficacement les occupants à la plupart des cahots secs.

Sur une piste de course
Mais la route n’est pas un circuit de course, et les limites de vitesse viennent rapidement briser l’élan. C’est donc en piste qu’il convient d’apprécier à sa juste valeur cette sportive.

C’est là qu’on sent toute la solidité de la voiture, qui a gagné en rigidité et qui cavale maintenant sur des pneus plus larges. Dans une succession de virages serrés, le châssis se déporte de la façon la plus prévisible qui soit, telle une seconde peau pour le conducteur. La direction, qui est d’une excellente résistance, se place là où on l’enligne, et le freinage est à la fois dynamique et progressif. Bref, une belle petite bête qui veut en manger, du bitume!

Certes, 263 chevaux turbo sous le capot, c’est pas mal – à preuve, de l’effet de couple se fait légèrement sentir dans le volant lors des démarrages canon. Le tout est alimenté par injection directe de carburant, question de réduire au minimum le délai de réponse du turbo. Le délai est court, mais il subsiste au passage des deuxième et troisième vitesses si on ne fait pas révolutionner le moteur dans les hautes sphères.

Curieusement, la boîte manuelle (la seule offerte pour cette Speed) n’a pas l’élasticité à laquelle Mazda nous a habitués. Si on adore l’embrayage dur et réglé au millimètre près, reste que le passage de certaines vitesses accroche. Et quand on file à vive allure, on veut que tout se passe en souplesse, sans bataille. À ce chapitre, on préfèrera la superbe transmission à double em­brayage de la Mitsubishi Ralliart, qui fait monter les palettes au volant pour des changements instantanés.

Pendant qu’on en est aux doléances, soulignons l’absence de traction intégrale sur la MazdaSpeed3. Pourtant, tant la Ralliart que la WRX l’offrent. Et si ce dispositif contribue à augmenter le poids de la Mitsubishi (1 570 kg à vide), elle n’affecte pas la Subaru qui, à 1 440 kg, trouve le tour de peser une vingtaine de kilos de moins que la MazdaSpeed3. Cette dernière aurait encore plus de mordant si on lui avait accordé l’AWD qu’on a tant aimé sur feue la MazdaSpeed6.

Avec le sourire
Cela dit, n’allez pas croire qu’après quelques tours en piste, on s’extirpe de la voiture sans sourire, bien au contraire. Après tout, le 0-100 km/h en 6,1 secondes, c’est plus rapide que les 6,5 de la Ralliart et les 6,6 de la WRX. Et sur la route (puisqu’il faut bien y rouler!), si l’on sait se discipliner, la petite Mazda est facile à domestiquer.

En comparaison d’une Mazda3 «ordinaire», la Speed gagne quelques éléments visuels qui la distinguent. Outre les roues de 18 po, on note l’embout d’échappement double (on apprécierait cependant un son plus guttural), une nouvelle prise d’air sur le capot pour un refroidissement optimal (enfin!) et un aileron arrière plus large. La grande bouche qui tient lieu de calandre est agrémentée de deux stries de plastique noir, ce qui donne visuellement plus d’équilibre. Dans l’habitacle, la seule teinte offerte est le noir ténébreux, mais des surjets rouges ont été placés çà et là.

Récemment, un indicateur de suralimentation est ap­paru dans l’instrumentation de la MazdaSpeed3, entre le compte-tours et l’indicateur de vitesse. J’aurais préféré qu’il soit installé sur le montant du pare-brise, à hauteur du regard. Le pilote qui tourne en piste et prend le temps de le consulter là où il est placé est soit trop lent… soit déjà dans le champ!

Si les WRX et Ralliart sont offertes en version quatre et cinq portes, la Speed n’est disponible qu’en version hatchback. Et pour elle, pas de toit ouvrant possible.

Quant au prix, la MazdaSpeed3 se place au beau milieu de ses concurrentes : 32 995 $. Ce qu’elle n’offre pas en traction intégrale, elle l’offre en équipements de série plus complets : sièges chauffants mi-cuir mi-tissu, système de navigation, démarrage sans clé, connectivité Bluetooth, radio satellite, climatisation automatique bi-zone et phares au xénon.

Vous aurez aussi compris que la MazdaSpeed3 ne se décline qu’en une seule variante. Du one size fits all, quoi!

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