GMC Sierra 2014: grand et fort
Essai. Vêtu de mes jeans et de ma chemise à carreaux, et chaussé de mes bottes de cowboy (achetées pour l’occasion, dois-je le dire), je m’étire soigneusement au son des hennissements lointains des chevaux. Devant mes yeux, les Rocheuses, des champs à perte de vue… et une dizaine de GMC Sierra 2014 attachés à tout autant de roulottes stationnées en plein cœur du pré.
Même si l’endroit est bucolique à souhait, ce n’est pas pour qu’ils profitent du paysage que GM a convié un groupe de journalistes en Alberta, mais plutôt pour leur faire découvrir les propriétés de sa toute nouvelle camionnette grand format, la GMC Sierra. Et, comme par hasard, c’est le Sierra West Ranch, non loin de Calgary, qui a servi de lieu de rassemblement.
Ici, nous pouvons monter à cheval, évidemment, mais aussi découvrir l’ancien Far West en logeant dans l’une ou l’autre des cabines de Cow Town, un faux village recréé sur place. Et surtout, nous devons affronter 200 kilomètres de route, pour aboutir à quelque 1 500 mètres au-dessus du niveau de la mer. Et pour bien mesurer le défi, nous devons aussi remorquer une roulotte de quelque 4 500 kilos.
L’expérience est enrichissante : elle permet de constater à quel point les camionnettes, autrefois réservées aux travailleurs pour qui elles étaient un simple outil de travail, sont devenues de véritables véhicules polyvalents et familiaux. Car l’espace y est plus qu’abondant, l’équipement, bien au-delà des espérances, et la conduite, plus proche que jamais de celle de la simple voiture.
Style : peu de changements
Le GMC Sierra a beau être totalement nouveau, physiquement il n’a que peu changé. Et à moins d’être un expert averti ou un propriétaire de l’ancienne génération, vous n’y verrez que du feu. Les dimensions sont demeurées les mêmes, les lignes aussi, bien qu’on ait amélioré un peu l’aérodynamisme (oui oui) en affûtant légèrement les angles, ce qui facilite le glissement de l’air.
Dans les faits, GM n’a pas voulu gâcher une recette gagnante. Aux États-Unis, le Silverado (frère quasi jumeau du Sierra) est le numéro un de sa catégorie, attirant notamment bon nombre de femmes parmi ses acheteurs. Et comme les rivaux sont plutôt tournés vers le look macho, le Sierra voulait préserver sa différence.
Dans l’habitacle aussi, on remarque peu de changements. Bien sûr, l’espace y est toujours aussi abondant (on pourrait y dormir sans peine), mais le style, lui, n’a pas beaucoup évolué. Tout est pensé pour être pratique, l’esthétique n’étant qu’une considération secondaire. Non pas que la chose soit laide, mais elle demeure assez sommaire en termes de look.
La vraie trouvaille du Sierra, c’est sa capacité sur route. Le châssis échelle a été préservé et amélioré, c’est-à-dire qu’on a augmenté sa résistance, mais en l’allégeant. Et la motorisation est toujours exponentielle, à savoir qu’elle peut tirer sans effort un lourd chargement. En fait, de ce point de vue aussi, il y a peu de changement, puisqu’on a conservé la même cylindrée (le V6 est toujours de mise en version de base, mais on dispose aussi d’un V8 5,3 litres et d’un 6,2 litres qui fera son apparition plus tard).
La beauté, c’est que la puissance est plus grande, mais la consommation plus basse… quand on roule sans chargement. Mais mon expérience de remorquage sur les routes albertaines a plutôt entraîné une consommation de 30 litres aux 100 km.
Sur la route, tant avec que sans la roulotte, les suspensions s’avèrent un peu sautillantes, mais on ne s’y attarde pas vraiment. La direction est précise.
Le nouveau GMC Sierra ne se réinvente peut-être pas, ni en termes de mécanique ni en matière de style. Mais ce qu’il faisait bien, il le fait encore mieux, et ce qu’il avait de la difficulté à faire, il le fait maintenant avec aisance.
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Forces
- Capacité de remorquage
- Consommation d’essence sans remorque
- Solidité du châssis
Faiblesses
- Consommation durant le remorquage
- Suspensions sautillantes
- Look inchangé



