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Audi TT 2.0T: la même sympathique sportive

À son lancement au tournant du millénaire, l’Audi TT est instantanément devenue l’une de mes préférées. J’aimais son style, encore plus sa conduite, voire ses deux places arrière, même impraticables. Lorsque le constructeur allemand a parlé d’une seconde génération, j’ai eu peur. Est-ce qu’on allait dénaturer «ma» sympathique sportive? La réponse est non, heureusement!

Brillante évolution
La nouvelle TT constitue une brillante évolution par rapport à celle qu’elle remplace. Par son design, qui se veut d’abord plus masculin, avec des proportions mieux balancées, un toit qui plonge naturellement vers l’arrière et des courbes plus nettes. La calandre a aussi adopté la nouvelle signature visuelle d’Audi, avec un p’tit air menaçant qu’on aime bien.

Il faut avoir l’Å“il pour constater que les dimensions ont changé : 14 cm de plus en longueur, 8 cm de plus en largeur. Du coup, le coupé deux portes accroît son habitabilité intérieure. C’est une bonne chose, mais n’attendez pas un intérieur bien plus spacieux. La cabine demeure restreinte, les entrées et sorties tiennent encore de l’acrobatie et les places arrière sont tout à fait accessoires. Si vous souhaitez faire tenir deux adultes sur la banquette, vous devrez leur couper tête et jambes…

Peu de coupés proposent jusqu’à 700 litres de cargo. La TT y parvient en faisant se rabattre à plat sa banquette (50/50). C’est non seulement de trois à quatre fois plus que chez la concurrence, mais ça permet aussi, côté valises, des week-ends plus longs, voire une vraie semaine de vacances.

Autres bons points
D’autres bons points «intérieurs» : les matériaux, leur finition et leur assemblage sont de grande qualité. De plus, l’habitacle monte en grade par rapport à l’ancien modèle, merci à une instrumentation plus large, plus élaborée et à des touches de luxe plus marquées. Comme dans la plupart des produits Audi, il faut cependant apprivoiser les commandes – les v’limeuses aiment se faire mystérieuses…

Au-delà de sa nouvelle allure, la TT arbore une architecture passablement modifiée. Les deux tiers de son châssis sont dorénavant composés d’aluminium, plus léger que l’acier, pour une cure d’amaigrissement de 100 kilos (version 2.0T). Voilà qui compense les 25 che­vaux que la voiture a perdus dans la transition entre l’ancien moteur quatre cylindres turbo de 1,8 l et le nouveau (à 200 chevaux et non plus à
225 chevaux). Cette nouvelle motorisation de base a le mérite de se faire plus économe en carburant.

Un regret
Un seul regret : la TT 2.0T n’est pas offerte avec la traction intégrale. Ceux qui y tiennent mordicus doivent se rabattre sur la TT à moteur V6 (250 chevaux, à partir de 55 500 $). Sans son Quattro, la TT est bien moins attrayante, dans l’hiver québécois. Le bon côté : son prix de départ est maintenant établi à 46 900 $, une importante réduction par rapport à l’ancien modèle.

Pur plaisir
Personnellement, le «petit» quatre cylindres m’a tellement convaincue que je ne voudrais pas du gros V6. C’est un pur plaisir que de piloter cette petite sportive 2.0T. Avec son petit poids à trimballer, elle décolle sans demander son reste, dans des accélérations linéaires très dynamiques. Faites un tour d’horizon des voitures de 200 chevaux et vous en trouverez bien peu qui, comme la TT, réalisent le
0-100 km/h en 6,4 secondes.

La boîte automatisée six rapports y est pour beaucoup. À double embrayage, elle sélectionne constamment le prochain rapport, pour des passages ultrarapides (pensez 0,2 seconde…), sans perte de puissance . En mode sport, cette transmission se fait encore plus agressive et accom­pagne les changements d’un petit «pang» bien excitant, au tuyau d’échappement.

Parce qu’elle délaisse la poutre de torsion au profit d’une configuration multibras, la suspension arrière fait montre d’un meilleur guidage. Ajoutez une direction joliment précise qui se manie comme une seconde nature, une tenue de route agile et assurée, ainsi qu’un bel équilibre de châssis, et, croyez-moi, vous chercherez des petits chemins sinueux et déserts pour vous en donner à cÅ“ur joie!

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