Volvo C70: Tranquille sophistication
Elle est probablement la plus élégante des Volvo. À la fois coupé et cabrio, la C70 incarne la tranquillité plutôt que la fulgurance. Certains trouvent sa conduite terne, moi je l’ai trouvée d’une «zénitude» fort plaisante, voire relaxante.
Ceux qui recherchent les accélérations enivrantes, les suspensions sportives et les directions «pile-poil» n’ont aucun avantage à considérer la cabrio scandinave. Sauf, peut-être, pour ses lignes harmonieuses et épurées, ses épaules arrière sculptées et son museau discret qui font d’elle, à mon avis, la Volvo la plus élégante jamais conçue.
Tout au contraire, ceux qui recherchent la tranquille sophistication – et qui ont au minimum 52 000 $ à dépenser – trouveront leur compte avec la nouvelle C70.
Au lieu de la grande extase athlétique, la décapotable mise sur le décontracté, l’assurance et la maturité. Son moteur cinq cylindres turbo (2,5 L), seule mécanique offerte en Amérique du Nord, développe 227 chevaux dans une belle souplesse, pour des accélérations qui ne décollent pas la rétine, mais qui demeurent solides et linéaires.
Les réactions sont encore plus intéressantes avec la boîte manuelle, qui se manie avec élasticité, sans effort. Le mode recul nargue tout à côté du sixième rapport? N’ayez crainte, il ne s’engage jamais par inadvertance, Dieu merci.
La direction est d’une belle uniformité et se laisse traiter du bout des doigts, encore là sans effort. Le volant, avec ses renfoncements juste où il le faut, est des plus agréables en main. La suspension, de bel équilibre, constitue un excellent compromis entre fermeté et balade onctueuse.
On ressent à peine les aspérités de la route, sans pour autant rebondir indûment sur les cahots.
La «zénitude», quoi!
Dans l’habitacle, la décapotable réussit un tour de force pour sa catégorie : accueillir confortablement quatre adul-tes. Certes, les deux places avant sont celles de choix. Tout au plus peut-on reprocher un soutien lombaire difficile à ajuster, avec sa molette coincée contre la console.
À l’arrière, le dégagement aux jambes (862 mm) n’a rien d’exorbitant, mais les deux sièges moulés assurent le contentement des passagers. À condition que ceux-ci soient assez minces pour s’insérer entre le montant de la carrosserie et le siège avant….
Le coffre? Il offre, lorsque le toit est remonté, autant que la berline S40. Évidemment, il perd plus de la moitié de son espace lorsque le toit rigide s’y escamote. Cette opération «décapotage» s’effectue en 30 secondes, dans une chorégraphie mécanique qui fait se diviser la toiture en trois sections, pour ensuite l’empiler dans le coffre. Impressionnant!
Le défaut des décapotables réside souvent dans leur insonorisation. Ici, pas de souci : lorsque le toit est en place, aucun bruit de vent ne filtre. Autre défaut commun : le rangement. Pas de souci, ici non plus : une petite console au centre, une profonde boîte à gants, des rangements qui se verrouillent dans les portières (quelle bonne idée!) et quatre porte-gobelets accessibles quelle que soit sa place à bord font que celui ou celle qui manque d’espace dans la C70 devrait tout simplement faire le ménage.