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Les Scion de Toyota débarqueront au Canada en 2010

Lorsque Toyota a lancé sa marque «hip-hop» Scion aux États-Unis, il était bien clair que les drôles de petits véhicules n’allaient pas, à court ou à moyen terme, débarquer au Canada. Eh bien, seuls les fous ne changent pas d’idée : finalement, les Scion seront distribuées au pays de la feuille d’érable dès le début de 2010.

Et c’est tant mieux, parce que les Canadiens sauront apprécier les trois modèles qui composent l’actuelle famille Scion. Non seulement ces véhicules s’amènent-ils bien équipés (régulateur de vitesse, climatisation et vitres électriques même en version de base), mais leur design les démarque indéniablement dans le parfois trop morne paysage automobile.

Aucun prix n’a encore été annoncé pour le coupé tC (17 670 $US), la hatchback xD (15 320 $US) et le très carré xB (16 420 $US). On sait seulement que les Scion seront d’abord vendues à Montréal, à Toronto et  à Vancouver.

La mise en marché canadienne des Scion sera effectué par les concessionnaires Toyota. «C’est le concept du «magasin dans le magasin»», dit Sandy DiFelice, porte-parole de Toyota Canada.

Cette dernière explique que c’est l’amour des Canadiens pour la petite voiture qui a fait pencher la balance pour une distribution des Scion ici. Un amour qui grandit au rythme des hausses du prix de l’essence : depuis le début de l’année, les ventes de voitures sous-compactes et compactes ont augmenté respectivement de 24 % et de 10 % au Canada.

Il y en aura pour dire qu’en faisant débarquer l’aventure Scion au Canada, Toyota cherche à écouler des unités qui trouvent moins de preneurs au sud. En effet, si le marché canadien de la vente automobile continue d’afficher des résultats positifs (en hausse de 1,4 % cette année), les États-Unis ont dû composer, le mois dernier, avec des ventes sous le million d’unités – le pire résultat en 15 ans!

Pour le jeune urbain    
La marque Scion, lancée en Californie en 2003, est sans doute l’expérience de vente automobile la plus observée de toute l’industrie par les temps qui courent. Visant les jeunes urbains, elle veut attirer la génération Y qui, pour tout l’or du monde, ne mettrait pas les pieds chez un concessionnaire Toyota, là où ses parents achètent.

Le pari Scion a doublement fonctionné, dit Mme DiFelice : non seulement la marque attire-t-elle 70 % d’acheteurs qui n’ont jamais possédé de Toyota, mais la moitié de la clientèle choisit ensuite un produit Toyota lorsqu’elle a besoin d’un véhicule plus grand.

Parce que le marché canadien est 10 fois plus petit que l’américain, le constructeur n’y avait pas, jusqu’à présent, proposé sa filiale «funky». Les ventes de Scion auraient, pensait-on, cannibalisé celles de Yaris, et peut-être même de Corolla, tout en faisant grimper les coûts de service de distribution et de promotion inhérents à l’implantation d’une nouvelle marque automobile.

Reste que la génération Y – composée de jeunes nés après 1976 – que vise la marque Scion constituera le quart de la population du pays en 2010. «C’est énorme, dit Mme Di­Felice. Si l’on tient compte de tous ces jeunes qui magasineront bientôt leur première voiture, c’est à un bassin de six millions de nouveaux consommateurs que nous nous adressons.»

Les moyens de promotion utilisés, il faut le dire, seront fort différents du marketing auquel on est habitué. On n’a qu’à jeter un Å“il du côté de ce qui se fait déjà aux États-Unis, où les accessoires Scion de personnalisation, un site web interactif et des événements artistiques aux quatre coins du pays se font concurrence afin de séduire la clientèle branchée.

L’an dernier, la Scion a accaparé 10 % des ventes Toyota aux États-Unis. Au Canada, Toyota prévoit écouler annuellement autant de Scion que de Yaris, soit plus ou moins 34 000 exemplaires. Cela représenterait 14 % des ventes canadiennes de Toyota/Lexus.

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