Volkswagen Passat CC: La plus belle Volkswagen jamais dessinée!
En 2004, Volkswagen s’est risqué côté luxe avec sa Phaeton pour laquelle on demandait plus ou moins 100 000 $. Mal lui en pris, ce fut un fiasco et la Phaeton a disparu du catalogue moins de deux ans plus tard. Le constructeur germanique se reprend aujourd’hui avec sa Passat CC, un coupé quatre portes «presque luxe» qui sait garder sa place.
La nouvelle Passat CC n’est pas seulement la plus belle Volkswagen jamais dessinée, elle est aussi, jusqu’à présent, la plus belle nouveauté automobile 2008-2009. Les lignes sont archi élégantes, les proportions harmonieuses, les formes sensuelles…
Deux moteurs viennent équiper la voiture, des organes que l’on connaît ailleurs et qui bénéficient de l’injection directe, pour une meilleure consommation en carburant. À la base, il y a ce quatre cylindres turbo (2,0 L) de 200 chevaux, qui propulse aussi le nouveau Tiguan et qui se fait d’une si grande douceur et d’une si belle souplesse qu’il rend pratiquement inutile le V6 (3,6 L) de 280 chevaux. Ce dernier, de puissance plus mature, se fait légèrement plus rugueux, mais il est le seul à s’adjoindre la traction intégrale 4Motion. Dommage qu’il faille choisir…
Si vous aimez les boîtes manuelles, vous serez enchanté par la flexibilité de celle à six vitesses qui s’apparie au moteur de base. La course du levier est instinctive, la pédale d’embrayage profite d’une belle élasticité et la manÅ“uvre est d’un charme, surtout qu’elle tire de belles reprises athlétiques.
Ceux qui préfèrent les boîtes automatiques ne sont pas laissés pour compte, merci à la «Tiptronic» six rapports Volkswagen. Avec son mode sport et, pour les versions «highline», ses palettes au volant, cette boîte se fait encore reconnaître pour son bel étagement et sa transparence d’opération.
Dans l’habitacle, l’espace aux jambes est bon, et celui à la tête n’est pas trop handicapé par les lignes plongeantes de la voiture. Tout au plus les grands de plus de six pieds doivent-ils se caler davantage dans le cuir.
Des mauvaises notes, la Passat CC n’en récolte guère. Tout au plus lui reproche-t-on sa connectivité Bluetooth optionnelle (à 375 $), et le démarrage à bouton-pressoir qui exige quand même que l’on insère la télécommande au tableau de bord, dans une manÅ“uvre bien inutile.
Sinon, que de bons mots, surtout pour ce prix d’étiquette qui débute à 31 975 $ et qui inclut son lot d’équipements – à commencer par le système de stabilité, les sièges chauffants (!) et les phares antibrouillard. Pour tout dire, la Passat CC est un grand coup de cÅ“ur pour l’auteure de ces lignes. Et ce genre de coup de cÅ“ur, les journalistes automobiles, blasés ou pas, ne le ressentent jamais plus qu’une fois ou deux par année…