Conseiller en vente automobile, un métier qui évolue
Les vendeurs d’automobiles ne jouissent pas, en général, d’une bonne réputation. Méritée ou non, cette réputation persiste dans l’imagerie populaire, et ce, malgré les efforts de l’industrie qui tente de les faire reconnaître comme conseillers. En ces temps économiquement troubles, est-ce toujours un métier d’avenir?
«C’est fini l’époque où les vendeurs voulaient vous faire signer à tout prix, explique Véronique Lalonde, directrice de la formation et des services-conseils en ressources humaines à la Corporation des concessionnaires d’automobiles de Montréal (CCAM). Les con?sommateurs sont mieux informés. Le vendeur devient un conseiller qui offre le meilleur produit possible aux clients.»
La CCAM soutient qu’il y a un bel avenir dans ce domaine. D’ailleurs, la Corporation a lancé dernièrement une vaste campagne de recrutement intitulée Devenir conseiller en vente automobile : une carrière prometteuse.
À la fine pointe de la technologie
La crise financière actuelle affecte grandement l’industrie automobile. Les grands constructeurs américains et, récemment, certains constructeurs asiatiques connaissent de profonds chambardements. Une réorientation du secteur de l’automobile semble s’imposer d’elle-même.
Avec la venue des modèles hybrides, les conseillers en vente se devaient d’être au fait de la technologie. «Expliquer à des néophytes le fonctionnement d’un moteur hybride relève du défi», affirme Mme Lalonde. Et ce n’est que le début, peut-on imaginer. Avec la venue prochaine des voitures électriques, le travail de conseiller en vente automobile n’en sera que stimulé.
«Beaucoup de conseillers aux ventes sont stimulés par ces changements, ajoute-t-elle. Les vendeurs doivent cultiver leurs connaissances et s’informer sur les nouveautés technologiques et techniques.»