Métro essaie la Wheel-Learned Volt 2049
D’abord, mes meilleurs vÅ“ux en cette première semaine de janvier 2049. Puissiez-vous tenir vos résolutions automobiles au cours des prochains mois, qui nous mèneront à la mi-siècle.
Et profitons de ce premier rendez-vous de l’année pour discourir sur la sixième génération de la voiture électrique Wheel-Learned Volt. La Volt en a fait, du chemin, depuis son arrivée sur le marché en 2010. Rappelez-vous cette première géné-ration, lancée il y a près de 40 ans : une autonomie électrique d’à peine 65 km et une recharge, effectuée à même la prise résidentielle, qui demandait huit heures…
N’empêche, nous étions alors tout feu tout flamme pour cette première voiture électrique commercialisée par un grand constructeur automobile.
600 km et zéro polluant
Aujourd’hui, en 2049, les percées technologiques des dernières décennies ont permis la fabrication d’une voiture entièrement électrique, qui peut rouler son petit bonhomme de chemin pendant 600 km sans émettre aucun polluant. C’est la planète qui s’en ressent tellement mieux!
Sa recharge? L’opération s’effectue en moins de deux minutes à l’une des innombrables stations-service qui, menacées d’extinction par la montée de l’automobile électrique, ont délaissé les réservoirs d’essence au profit des prises à recharge ultrarapide.
Et dire qu’on avait cru que l’hydrogène serait le carburant de l’avenir…
Mais c’était sans compter la route qu’allait emprunter la Volt au début de notre siècle. Une route qui a mené au documentaire Qui a ressuscité la voiture électrique? et que, évidemment, les autres constructeurs automobiles se sont empressés de suivre.
Aujourd’hui, à peu près tous les véhicules offerts sont à motorisation électrique. Sauf quelques Muscle Cars qui éprouvent de plus en plus de difficulté à s’approvisionner en carburant. D’ailleurs, qui voudrait le faire, à 15 $ le litre d’essence…
Il s’en est fallu de peu, cependant, pour que la Volt ne voie jamais le jour. Rappelez-vous la grande crise financière de 2008-2009, celle qui a entraîné la faillite des Trois Grands de l’automobile. Jamais, jusqu’alors, on avait pensé qu’après 100 ans d’affaires, GM, Chrysler et Ford allaient disparaître.
Encore moins fusionner!
Oh, Toyota avait bien proposé de les racheter pour une bouchée de pain, mais l’orgueil étant ce qu’il est, les Trois Grands avaient préféré mettre la clé dans la porte.
C’était d’ailleurs la meilleure chose à faire, après deux décennies de tentatives ratées d’égaler la qualité automobile des Japonais, la conduite dynamique des Allemands et le rapport qualité-prix des Coréens.
En fermant les livres, les Trois Grands ont mis fin à une hémorragie monétaire où les syndicats étaient beaucoup trop gourmands. En reprenant leurs activités sous une seule bannière, celle de la Wheel-Learned, ils ont réuni leurs recherches, leurs développements et leurs expertises pour créer un consortium de production d’abord réduite, mais qui a pris du galon au fil des années. La première grande réussite commune qui en est sortie a été la Volt, qui est considérée, en-core aujourd’hui, comme LA percée automobile du siècle.
Oui, oui, cette même Volt qui a rendu désuètes les Prius, Insight et autres hybrides lancées au début des années 2000…
Haute technologie
La Volt continue d’ailleurs d’être le précurseur de technologies qui nous facilitent la vie.
C’est à elle que l’on doit ces roues qui pivotent d’un quart de tour afin de rendre plus aisées les manÅ“uvres de stationnement, ce tableau de bord «touch screen» qui se configure à la manière d’un écran d’ordinateur, l’absence de tout lien mécanique, dorénavant remplacé par des impulsions électriques, les revêtements intérieurs faits de bio-fibres recyclées, le freinage automatique activé par la détection d’obstacles.
Pour un peu, la Volt volerait. Mais ça, ça reste du domaine de la science-fiction et il faudra probablement attendre un autre siècle pour voir pareille réalisation…