La Mazda6 sort enfin de l'ombre
Elle n’était pas piquée des vers, la première génération de la Mazda6. Conduite dynamique, motorisations raffinées, bon confort, bon niveau d’équipement… Mais voilà, elle s’était moins fait remarquer que ce qu’elle méritait, peut-être en raison d’un design trop commun. La seconde génération qui s’amène vient heureusement changer la donne, et pas qu’à moitié!
Si l’on compare ce qui est actuellement offert dans le monde des berlines intermédiaires, c’est la Mazda6 qui présente la plus belle personnalité, avec un style qui rappelle à la fois la sportive RX-8 et le musclé utilitaire CX-7.
Si on considère ses dimensions, la Mazda 2009 est plus imposante qu’auparavant : presque 20 cm de plus en longueur, avec un empattement qui s’étire de 115 mm. Ce sont les passagers à l’arrière qui en profitent le plus, grâce à un généreux dégagement pour les jambes.
Évidemment, qui dit plus grande, dit aussi plus lourde : de 80 à 100 kg selon les versions. Celle de base, équipée du moteur quatre cylindres, voit sa puissance augmentée de 14 chevaux (à 170 chevaux). Les côtes abruptes donnent néanmoins du fil à retordre à la boîte séquentielle, ce qui oblige dans ce cas le conducteur à en manier lui-même les cinq rapports.
La voiture se reprend de belle façon lorsqu’elle est équipée de la boîte manuelle, qui offre des performances plus que convenables et dont les six vitesses se passent avec plaisir – j’ai toujours dit que les boîtes manuelles de Mazda étaient parmi les plus réussies de toute l’industrie.
C’est d’ailleurs cette «petite» motorisation qui fournit l’impression nerveuse de «vroum vroum» si chère à Mazda. Par ailleurs, la direction précise, allègre et à court rayon de braquage (10,8 m), la suspension ferme, mais non «cogneuse», ainsi que le freinage convaincant sont toujours au rendez-vous.
Par contre, la nouvelle version V6 (3,7 L) a beau miser sur 60 chevaux de plus, elle se fait plus «américaine» que l’ancienne version V6 de 3,0 L. La boîte séquentielle six rapports en commande la puissance (272 chevaux) haut la main, avec des accélérations dynamiques et des reprises qui ne manquent pas d’air, mais dans l’ensemble, c’est comme si elle s’était assagie, proposant un «vroum vroum» qui se fait moins goûter.
L’habitacle se raffine
Dans l’habitacle, le design s’est lui aussi raffiné. Ainsi, la planche de bord moderne tient davantage des segments de luxe que des modèles intermédiaires. Les sièges sont confortables, les commandes, faciles à apprivoiser, les matériaux, de qualité et bien assemblés.
L’insonorisation, qui étouf-fe les bruits de la route et accentue l’impression de confort, obtient une bonne note. Même chose pour le coffre, qui offre plus d’espace que la moyenne : avec 469 litres, c’est plus que celui de l’Accord (397), de la Camry (425) et de l’Altima (442).
Au cours du passage générationnel, la Mazda6 a perdu ses variantes familiale et à hayon, qui la distinguaient pourtant de la concurrence. Seules les Volkswagen Passat et Subaru Legacy offrent encore aujourd’hui une version familiale. La berline nipponne se rattrape grâce à un équipement complet qui peut s’adjoindre sans compromis, même à la version quatre cylindres (GT). Pour tout dire, c’est cette Mazda6 quatre cylindres GT qui est la meilleure affaire, avec un prix de départ de 27 495 $.
À l’extrémité de l’échelle, la GT V6 a beau valoir 33 095 $, il faut néanmoins allonger 2 000 $ de plus pour le démarrage à bouton-pressoir, le déverrouillage intelligent et la connectivité Bluetooth.
Dans l’ensemble, la Mazda6 a su rester l’une des plus dynamiques, sinon la plus dynamique de sa catégorie, en plus de se vêtir d’une livrée qui fera d’elle, du moins pour un temps, la plus belle des intermédiaires.