Arrrghssassin’s Creed : l’assassin jouait au pirate
Mise à l’essai d’Assassin’s Creed IV : Black Flag, d’Ubisoft Montréal.
Ubisoft Montréal a lancé hier la suite de sa populaire franchise Assassins’s Creed. Dans cette dernière mouture, le joueur incarne Edward Kenway, un pirate mêlé un peu malgré lui à l’intarissable guerre entre les assassins et les templiers. Un jeu ouvert assez réussi, qui promet de longues heures de jeu, tant sur la terre que sur la mer des Caraïbes.
Assassin’s Creed IV est une drôle de créature, qui rassemble deux jeux en un.
Il reprend tout d’abord la grande majorité des éléments de la série phare d’Ubisoft Montréal, pour le meilleur et pour le pire. On y retrouve par exemple les poursuites sur les toits de villes historiques (le meilleur), les longues filatures passées à écouter des conversations plus ou moins intéressantes (le pire), mais aussi les assassinats, même s’ils sont cette fois-ci un peu moins nombreux.
Parallèlement, Black Flag est aussi un tout nouveau jeu de piraterie, où les batailles navales d’Assassin’s Creed 3 ont été peaufinées et où Edward Kenway fait tomber les bateaux anglais et espagnols pour voler leur cargaison, se bâtit une véritable flotte, explore des îles perdues à la recherche de trésors enfouis, et plus encore.
Les «deux» jeux sont plutôt bons. Parmi les meilleurs coups, notons l’atmosphère du bateau pirate de Kenway, où l’équipage chante constamment des chansons accrocheuses (on entame le jeu avec quelques pièces, mais il est possible de trouver de nouvelles partitions à différents endroits). Plusieurs apprécieront aussi son immense carte, remplie de missions secondaires et de forteresses à attaquer. Techniquement, Assassin’s Creed 4 est aussi une belle réussite, avec des temps de chargement rares et rapides, et très peu de bogues.
On regrette toutefois certaines missions plus ennuyantes ou carrément frustrantes, et surtout l’histoire ténue, à laquelle on a de la difficulté à accrocher. Le contrôle de la flotte, un jeu secondaire intégré au titre principal, est également assez mince. Heureusement, on peut aussi y jouer sur une tablette grâce à l’application mobile d’Assassin’s Creed IV, où le minijeu semble plus approprié que sur un grand écran.
La bonne stratégie?
En jouant à Assassin’s Creed IV, je me suis souvent demandé si Ubisoft n’aurait pas été mieux inspiré de faire deux jeux distincts. La partie pirate du titre est sans l’ombre d’un doute la plus amusante, et le studio aurait peut-être eu avantage à y concentrer tous ses efforts.
Après des douzaines d’heures de jeu, je crois toutefois qu’Ubisoft a fait le bon choix. Assassin’s Creed IV : Black Flag n’est pas le premier jeu de pirates auquel je joue, mais il est certainement celui dans lequel j’ai investi le plus d’heures jusqu’ici, justement parce que le volet traditionnel du jeu permet de prendre une pause de la vie de pirate, qui peut souvent devenir redondante dans les jeux du genre.
Au final, Assassin’s Creed IV est sans aucun doute un des meilleurs titres de la série, qui se transforme petit à petit en série de tourisme historique vidéoludique. Si, en plus d’explorer différentes époques et différents événements, Ubisoft Montréal renouvelle sa mécanique de jeu à chaque fois comme avec Black Flag, le studio a entre les mains une série qui pourra vivre encore longtemps.
Sur PS 4 et Xbox One : quelle génération choisir?
Assassin’s Creed IV : Black Flag est en vente dès maintenant sur les consoles actuelles, mais le jeu d’Ubisoft Montréal sera aussi offert sur les consoles de prochaines générations PS 4 et Xbox One. Ces deux versions offrent une jouabilité identique à celle des consoles actuelles, mais avec des graphiques plus réalistes et un temps de chargement encore plus court. Pour plus d’informations concernant la version pour prochaine génération d’Assassin’s Creed IV : Black Flag, consultez le blogue Vie numérique.