La carte à puce a permis de réduire les fraudes
L’Association Interac, chef
de file des services de cartes de débit, vient de dévoiler les nouveaux
résultats concernant les fraudes et l’utilisation de la carte à puce.
L’implantation de la technologie à puce semble avoir fait
diminuer le nombre de clonages des cartes de débit Interac. En effet,
l’année dernière, elles ont diminué de 41%. Elles représentaient 71
millions de dollars en 2011, contre 119 millions de dollars en 2010 et
142 millions de dollars en 2009.
Les institutions financières doivent également rembourser de moins en
moins de titulaires. L’année passée, ils étaient 154 170. En 2010, 205
200 personnes ont dû être remboursées, tandis qu’en 2009, elles étaient
238 000. L’Association Interac insiste sur le fait que ce nombre est
très bas. D’après ses chiffres, il ne représente que 0,0229% des cartes
de débit au pays.
Plusieurs établissements ne permettent pas encore de payer avec sa
carte à puce. Il faut, en effet, avoir recours à la bande magnétique,
qui est beaucoup moins sécuritaire que la puce.
«L’adoption de la technologie de la carte à puce rend notre système
encore plus sûr qu’il ne l’était. Nous avons accompli d’importants
progrès, mais nous poursuivons la lutte et nous refusons de nous asseoir
sur nos lauriers», a déclaré dans un communiqué Caroline Hubberstey,
directrice des Affaires publiques, Association Interac
Selon les plus récentes prévisions de l’organisme, d’ici la fin de
l’année, toutes les cartes de débit Interac, ainsi que tous les guichets
automatiques, vont prendre en charge la carte à puce. Il faudra, par
contre, attendre jusqu’à la fin de 2015 pour voir tous les terminaux des
points de vente convertis à la technologie à puce.
L’Association se montre tout de même rassurante en indiquant que la
conversion avance plus rapidement que ce qui était prévu à la base. En
effet, à la fin de l’année dernière, 90% des cartes de débit Interac et
84% des guichets automatiques et terminaux de points de vente avaient
déjà été convertis.