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McKinnon sera extradé

Gary McKinnon, ce présumé pirate informatique britannique qui aurait,
selon le gouvernement américain, commis «le plus grand acte de piratage
informatique de tout les temps contre les États-Unis», a perdu sa
demande d’appel à son extradition vers les États-Unis.

L’homme
de 42 ans s’est dit dévasté après que la Cour européenne des Droits de
l’Homme eut refusé de prolonger le délai de son extradition vers les
États-Unis.

McKinnon, qui sera extradé vers les États-Unis d’ici les deux
prochaines semaines, pourrait faire face à une sentence
d’emprisonnement à vie si il est reconnu coupable d’avoir pénétré dans
les réseaux informatiques du Pentagone et de la NASA, tel que l’accuse
le gouvernement américain.

Le Britannique, qui affirme que son extradition serait une atteinte
aux droits humains, avait perdu à la fin du mois de juillet l’appel
qu’il interjetait pour bloquer la décision du gouvernement britannique
de le donner aux autorités américaines afin qu’il soit jugé aux
États-Unis. En dernier recours, il avait donc demandé à la Cour
européenne de se prononcer sur son cas.

Entre février 2001 et mars 2002, le présumé pirate informatique,
avait pénétré dans les réseaux informatiques du Pentagone et de la
NASA, mais également dans ceux de l’Armée américaine. Il avait été
arrêté quelques mois plus tard par la police britannique, mais aucun
chef d’accusation n’avait été porté contre lui puisque ses crimes ne
concernaient pas la Grande-Bretagne.

Depuis son arrestation, le gouvernement américain réclame qu’il soit
extradé puisqu’il aurait commis «le plus grand acte de piratage
informatique de tout les temps contre les États-Unis». Il est notamment
accusé d’avoir supprimé des fichiers contenant de précieuses
informations liées aux attentats terroristes du 11 septembre 2001.

McKinnon soutient pour sa part qu’il cherchait uniquement à obtenir
des renseignements sur la présence d’OVNI sur la Terre et qu’il ne
voulait en aucun cas poser un geste malicieux contre le gouvernement
américain.

L’avocate de McKinnon, Karen Todner, demande maintenant à la
secrétaire à l’Intérieur Jacqui Smith d’intervenir. «Les infractions
pour lesquelles mon client est accusés ont été commises sur le sol
britannique et nous maintenons que les poursuites doivent être menées
par les autorités britanniques» a-t-elle ajouté.

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