Plus de social, moins de porno
Selon un observateur américain, les communautés en ligne supplanteraient les sites pornos en termes de visites.
«Nous sommes ce que nous cliquons», observe l’analyste et auteur américain Bill Tancer. L’analyste de la firme américaine Hitwise et auteur du livre Click: What Millions of People are Doing Online and Why It Matters,
a analysé les requêtes Internet de plus de 10 millions d’utilisateurs.
Ce qui aura permis à l’auteur de dégager non seulement des tendances
sur la toile, mais aussi des tendances sur le plan du comportement
humain.
Ainsi, aux États-Unis, Tancer a pu constater une hausse des requêtes
spécifiques aux antidépresseurs aux alentours de la période de l’Action
de grâce et a notamment remarqué qu’une des principales requêtes faites
aux États-Unis était relative aux tempêtes tropicales, qui depuis
Katrina, inquiètent, selon Tancer, bon nombre d’Américains.
Outre le culte de la célébrité, qui supplante dans les requêtes les
sites religieux ainsi que les sites de santé et de politiques, Tancer a
observé que la pornographie est passée de 20% dans les requêtes à 10%
en dix ans.
Aujourd’hui, les requêtes les plus importantes sur la toile sont
liées aux communautés en ligne, a observé Tancer qui a déclaré à
l’agence Reuters que «ma théorie est que les internautes, les plus
jeunes notamment, passent tellement d’heures sur les réseaux sociaux
qu’ils n’ont plus de temps pour visiter les sites adultes».