Sondage: La liste d'exclusion du télémarketing semble fonctionner
Un premier sondage sur
l’efficacité de la liste nationale des numéros de télécommunication
exclus révèle que huit Québécois sur 10, inscrits sur la liste,
indiquent qu’ils reçoivent maintenant moins d’appels de télémarketing.
Réalisé
par Harris-Decima, entre le 29 janvier et le 15 février 2009, auprès
d’un échantillon de 2 035 adultes canadiens de plus de 18 ans, le
sondage est le premier à se pencher sur l’efficacité de la liste depuis
son lancement le 30 septembre 2008.
Selon ce sondage, 25 % des adultes québécois ont inscrit leurs
lignes terrestres résidentielles sur la LNNTE, comparativement à 33 %
pour l’ensemble du pays. L’Ontario compte le plus grand nombre de
personnes inscrites sur la liste avec 41%, suivi de l’Alberta (39%) et
des provinces de l’Atlantique (34%).
«Au Québec, 50 % des personnes inscrites indiquent qu’elles ont reçu
nettement moins ou beaucoup moins d’appels de télémarketing, 14 %
indiquent qu’elles en reçoivent légèrement moins, et 19 % indiquent
qu’elles ne reçoivent plus du tout d’appels de télémarketing depuis
qu’elles se sont inscrites sur la liste de numéros exclus», explique le
porte-parole du sondage VoxPop, Alain Choinière.
Toutefois, 9 % des Québécois inscrits signalent qu’ils reçoivent plus
d’appels de télémarketing maintenant qu’avant d’avoir inscrit leur
numéro de téléphone. Une situation qui s’expliquerait notamment par
l’utilisation des appels aléatoires par des télévendeurs pour joindre
une clientèle inscrite ou non sur la liste. L’Association de la
recherche et de l’intelligence marketing (ARIM), qui a commandé ce
sondage, croit que des pénalités devront être imposées aux télévendeurs
qui téléphonent les personnes inscrites sur la LNNTE.