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Légère baisse du piratage au Canada

Le taux de piratage de
logiciels pour PC au Canada a baissé légèrement de 33 à 32 % en 2008,
mais les pertes pour l’industrie canadienne liées au piratage de
logiciels ont tout de même augmenté, passant de 1,071 à 1,222 milliard
de dollars US, selon une étude de la firmée IDC réalisée pour le compte
de la Business Software Alliance (BSA).



Le
Canada le 17ième pays avec le plus faible taux de piratage de
logiciels. Il reste derrière les États-Unis et le Japon qui ont les
taux de piratage de logiciels les plus bas au monde avec respectivement
20 et 21 %.

Ces constats résultent de la sixième étude annuelle BSA-IDC Global
Software Piracy Study publiée aujourd’hui par la Business Software
Alliance (BSA). Cette étude a été réalisée par IDC, numéro un mondial
des prévisions et études de marché pour le secteur des technologies de
l’information (TI).

«En dépit de la légère baisse, le taux de piratage de logiciels au
Canada est loin de ce qu’il devrait être comparé aux autres pays
industrialisés. Nous avons de meilleures chances de le réduire de
manière significative avec une plus forte législation sur les droits
d’auteur qui apporte un bon équilibre entre les droits des
consommateurs et les titulaires de droits d’auteur», a déclaré dans un
communiqué Michael Murphy, président du comité de la BSA Canada.

Au niveau mondial, le piratage de logiciels est en hausse pour la
deuxième année consécutive, passant de 38 à 41 %, causé par la hausse
plus rapide des livraisons de PC dans les pays connaissant un fort taux
de piratage, écrasant les progrès réalisés ailleurs, comme en Russie,
qui a connu une baisse de quatre points de pourcentage en un an à 69 %
et une baisse de 19 points de pourcentage sur cinq ans.

Parmi les pays présentant les plus hauts taux de piratage figurent
l’Arménie, le Bangladesh, la Géorgie et le Zimbabwe, tous au-dessus de
90 %.

Les impacts de la crise
Selon l’étude, la récession économique mondiale a un impact mitigé sur
le piratage de logiciels. John Gantz, directeur de recherche chez IDC,
note que les consommateurs avec un pouvoir d’achat réduit peuvent
conserver leurs ordinateurs plus longtemps, ce qui aurait tendance à
augmenter le taux de piratage car il est plus probable que des
logiciels piratés soient installés sur les ordinateurs les plus
anciens. Cependant, les pressions sur les ressources encouragent les
ventes de miniportatifs peu chers qui sont généralement équipés de
logiciels pré-chargés légaux et l’utilisation par les entreprises de
programmes de type Software Asset Management (SAM) pour réduire les
coûts informatiques.

«Dans tous les cas, le coût des logiciels n’est qu’un facteur parmi
d’autres favorisant le piratage de logiciels», a affirmé M. Gantz dans
un communiqué. «La crise économique aura un impact – en partie négatif,
en partie positif – mais ce ne sera qu’un parmi de nombreux facteurs,
et il est possible que cela ne se verra vraiment que lorsque les
chiffres pour 2009 seront connus».

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