Piratage de contenu: le Canada n'en fait pas assez, selon Biden
Le vice-président
américain, Joe Biden, trouve que le Canada n’en fait pas assez pour
combattre le piratage de musique, de films et de logiciels.
Lors
d’un gala organisé par la Motion Picture Association of America (MPAA)
dans la soirée de mardi, Joe Biden a indiqué que le gouvernement
américain dirigé par Barack Obama fera tout en son pouvoir pour
combattre la prolifération du piratage de contenu, nuisible selon lui à
l’économie américaine.
Dans son discours, Joe Biden a notamment attaqué la Chine,
soulignant que les lois mises en place par le gouvernement chinois pour
combattre le piratage sont inefficaces. Le piratage dans ce pays risque
même «d’étrangler le potentiel créateur» des Chinois, a-t-il déclaré.
Joe Biden a également nommé le Canada comme l’un des pays qui
devraient adopter des lois plus sévères contre le piratage. Le
vice-président démocrate a rappelé que le gouvernement canadien n’a
jamais signé le traité sur les droits d’auteur de l’Organisation
mondiale de la propriété intellectuelle, qui l’aurait engagé à adopter
des mesures antipiratage similaires à celles des États-Unis.
Joe Biden a par ailleurs mentionné lors de son discours que le
gouvernement américain allait bientôt nommer «la bonne personne» pour
le poste de responsable de la propriété intellectuelle aux États-Unis.
Des représentants de l’industrie du divertissement ont envoyé lundi une
lettre au président Obama, lui demandant de nommer quelqu’un qui soit
en faveur de leur lutte contre le piratage.
Lorsqu’ils étaient sénateurs, Barack Obama et Joe Biden étaient
sympathiques à la cause des entreprises de divertissement. Joe Biden
était d’ailleurs parmi les sénateurs qui ont le plus soutenu
l’industrie de la musique dans les nombreuses poursuites intentées
contre les internautes qui utilisaient les logiciels Peer-to-Peer (P2P)
comme Kazaa, Napster et Grokster.
Dans les derniers mois, soulignons que le président Obama a nommé à
différents postes des avocats qui ont déjà travaillé pour la Recording
Industry Association of America (RIAA), comme vous pouvez le lire ici.