Justice est enfin faite avec Batman: Arkham Asylum
Hormis le récent Lego Batman, le dernier jeu potable à avoir mis en vedette le Chevalier Noir remontait à la Super Nintendo. C’est dire à quel point Electronic Arts, Ubisoft et Acclaim ont malmené le justicier, bien plus que ses pires ennemis.
Batman : Arkham Asylum rend enfin justice au super-détective avec une Å“uvre sombre et prenante et une ambiance digne des longs métrages, même s’il n’y est lié d’aucune façon.
Le jeu commence alors que Batman arrête le Joker pour une énième fois et l’amène à l’asile d’Arkham, située sur une île en banlieue de Gotham. Mais il s’agit d’un piège. Voilà Batman aux prises avec une brochette de désaxés, parmi lesquels plusieurs vieilles connaissances dont Harley Quinn, la douce moitié du Joker, aussi folle et dangereuse que lui.
Afin de déjouer les plans du Joker, on devra explorer les vastes environnements de l’asile et de ses environs. Les déplacements se feront dans toutes les directions et on devra autant profiter des hauteurs que chercher les conduits au ras du sol. Batman a son «Bat-grappin» pour grimper, et sa «Bat-vision» pour repérer les accès cachés. Cette dernière est tellement pratique (trop?) qu’on la laissera pratiquement par défaut.
Il y a aussi une foule d’objets à trouver et d’énigmes à résoudre, gracieuseté du Sphinx. C’est optionnel, mais cela permettra d’en apprendre plus sur les âmes torturées que Batman doit affronter.
La justice vient d’en haut
Les combats abondent. Batman excelle en corps à corps, et les commandes simples permettent d’enchaîner avec aisance des séries de coups et de contre-attaques. Le plus satisfaisant reste sans doute de rôder hors du champ de vision des bandits en sautant d’une corniche à l’autre pour fondre sur l’ennemi – en vol plané si ça nous chante -, l’éliminer prestement et retourner se cacher tout en entendant les malfrats angoisser à mesure que leurs rangs diminuent.
Tout ce temps, le Joker est constamment dans les haut-parleurs et sur les écrans. Il nous suit et nous nargue, joue avec nous, se paie aussi la tête de ses hommes de main, et l’on a impression d’un scénario vivant. C’est là la plus grande qualité du jeu : créer un fort sentiment d’immersion, sans nous obliger à subir d’interminables séquences narratives.
La sensation générale du jeu est d’ailleurs très cinématographique, des mouvements du héros à ceux de la caméra. Le visuel est souvent spectaculaire, en particulier lors de séquences hallucinatoires carrément perturbantes. La trame sonore intervient à point et ajoute juste ce qu’il faut de tension. On s’y croit.
Le jeu est si bien ficelé qu’il n’est pas nécessaire d’être un fan pour apprécier. Au total, Arkham Asylum est probablement la meilleure façon «d’être» Batman, mis à part enfiler le costume et pourchasser soi-même les méchants.
Batman : Arkham Asylum (PS3 et X360)
1 joueur
Coté T (13 ans), 70 $
Textes et voix en français
Version essayée : PS3