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Les hackers ne sont pas si solitaires

Les pirates informatiques ne
sont pas aussi solitaires qu’on pourrait le penser. Ceux-ci tendent de
plus en plus à se rassembler physiquement dans des locaux
spécifiquement dédiés à leurs activités illicites.


Répartis
dans une cinquantaine de pays, plus de 200 «hacker spaces» seraient
actifs et environ 170 verront le jour dans un court terme. Plusieurs
grandes villes en possèdent un, comme San Francisco (Noisebridge),
Paris (tmp/lab) et en Allemagne (Chaos Computer Club).

C’est aussi le cas de Vienne (Autriche), avec son Metalab créé en
2006 et qui regroupe une centaine de membres. Il y a deux mois, ces
informaticiens libertaires se sont même élis un chef de meute,
Christian Benke, un informaticien de 28 ans.

Le Metalab comprend plusieurs pièces, chacune étant consacrée à
certaines activités. Dans la salle principale s’effectue le travail
collectif et s’y déroulent parfois des conférences de pirates experts
invités. La philosophie du groupe prend racine dans le travail en
équipe, le partage du savoir et une disponibilité étendue de logiciels
libres et ouverts.

Leur projet collectif s’établit d’après une tradition instaurée par
leurs prédécesseurs: traquer sans relâche les failles de sécurité des
logiciels ou des serveurs et les rendre publiques pour forcer les
fabricants à les corriger.

Ce faisant, les pirates libertaires désirent protéger la liberté
d’expression et protéger les internautes contre les esprits
malveillants du Net, les entreprises de marketing et certaines
divisions de la police qui accumulent de gros volumes de données
personnelles.

D’après Le Monde, «jusqu’au début 2000, les hackers étaient des
loups solitaires, qui communiquaient par Internet et se rencontraient
de temps à autre, lors de conférences ou de festivals».

Or, la plus récente génération de pirates affiche une nette tendance
en faveur du communautaire, vers une vie s’établissant autour de
projets communs.

(Source: Le Monde)

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