Rock Band Unplugged : Jouer avec ses doigts
L’appellation «Unplugged» pour la version PSP de Rock Band laisse presque croire qu’on se retrouvera seul assis sur un banc à jouer de la guitare sèche. Il n’en est rien. Les accessoires sont mis de côté dans cette mouture portable, mais les quatre instruments sont là.
Seulement, on devra jouer avec les doigts. Même si la structure reste la même, l’expérience est complètement différente. Rock Band Unplugged (RBU) demande à ce qu’on s’occupe en même temps des quatre pistes : guitare, basse, batterie et voix.
Pour chaque pièce, on devra tour à tour compléter une séquence de notes sur une piste donnée, puis passer aux autres, en alternance.
Restez trop longtemps sur la guitare, et la voix commencera à s’affaiblir, voire à disparaître. Il faudra alors rapidement compléter avec succès une série de notes sur un instrument négligé, ou même le «sauver», comme on sauve un membre du groupe sur la version console.
La sensation n’est pas la même que de frapper sur une batterie en plastique ou de hurler dans un micro, mais on conserve la sensation de produire de la musique. Chaque piste porte quatre couleurs au lieu des cinq habituelles. Le pouce gauche en prend deux en charge, le droit, deux autres, et le passage d’une piste à l’autre se fait à l’aide des index.
C’est un peu maladroit au début et plus difficile qu’avec les instruments de plastique. Mais avec un peu de pratique, on se surprend au bout d’un moment à voir ses doigts bouger automatiquement et passer d’une piste à l’autre sans réfléchir, porté par la succession de notes. D’ailleurs, l’énergie accumulée au fil des séquences pour augmenter le multiplicateur de points – l’«overdrive» ou le «star power» des jeux de console – se nomme ici «transe»…
Performance solo
Comme pour les versions console, RBU vient avec un mode carrière ainsi qu’une boutique de chansons téléchargeables, une dizaine en tout pour l’instant.
Par contre, pas de mode multijoueurs. C’est assez décevant, puisque Rock Band est au départ une expérience collective, et que RBU reprend la structure d’Amplitude (voir encadré), qui offrait un mode multijoueurs en ligne il y a six ans.
Et, hormis quelques rares nouveautés, la sélection musicale est du déjà-vu. Les adeptes du genre se retrouvent ainsi à revisiter encore plusieurs chansons qu’ils ont déjà jouées à mort.
Il faut vraiment aimer la formule.