Enfant ou singe, les robots à la conquête du salon high-tech Cebit
« Je peux être content », dit Roboy, tandis qu’un sourire se dessine sur son lisse visage blanc surmonté d’un chapeau bleu. « Je peux être en colère », enchaîne-t-il, virant au rouge.
Avec ses airs d’enfant stylisé, Roboy peut se mouvoir grâce à 48 muscles, que le Laboratoire d’intelligence artificielle de l’Université de Zurich, allié au projet de recherche européen Myorobotics, veut développer encore.
« Il a été construit en neuf mois comme un bébé humain », raconte Rafael Hostettler, responsable de projet. Fabriqué pour imiter le corps humain, et ainsi mieux le comprendre, Roboy peut permettre d’améliorer des tâches industrielles, encore réalisées aujourd’hui par l’homme.
Mais son potentiel ne s’arrête pas là, avec de possibles applications dans le domaine des prothèses médicales et de la formation des médecins.
Permettant de sauver des vies ou juste de faciliter le quotidien, les robots sont cette année encore l’une des attractions phares du Cebit.
« Charlie », doux nom attribué à un robot ressemblant à un singe, se déplace lui à quatre pattes grâce à une colonne vertébrale articulée et des pieds dotés de capteurs qui lui permettent de « sentir » le sol.
Développé par le Centre d’intelligence artificielle de l’Université de Brême, dans le nord de l’Allemagne, Charlie pourrait un jour voir ses descendants explorer les cratères de la Lune.
De retour sur Terre, et même directement dans votre cuisine, le « Kochbot » a dans sa mémoire pas moins de 30 000 recettes et trouve celle qui correspond aux ingrédients présents dans votre frigo. Adieu les traces de doigts gras sur les livres de cuisine, cette application pour téléphones ou tablettes fonctionnant avec Androïd lit aussi les recettes à haute voix et surveille le temps de cuisson.
Fini aussi les bagages que l’on ne retrouve pas à la sortie de l’avion, grâce à la valise « Bag2Go ». Équipée d’une carte SIM et d’un module de transmission, elle retrouve toujours son chemin.