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WeChat, l'appli tueuse qui fait un malheur en Chine et vise l'international

Quand le fabricant de préservatifs Durex veut envoyer des messages intimes à ses clients chinois, il passe par une messagerie instantanée, WeChat, qui a conquis en trois ans la Chine, où elle a été inventée, et ne compte pas en rester là.

WeChat, « weixin » en chinois, pour micromessages, ressemble à WhatsApp, la start-up de la Silicon Valley rachetée le mois dernier pour 19 milliards de dollars par Facebook.

Mais l’application est plus polyvalente et permet à ses quelque 300 millions d’usagers d’envoyer du texte, des photos, des vidéos et des messages vocaux sur leur téléphone, ou encore de localiser ses interlocuteurs en secouant leur appareil, une technique de plus en plus répandue pour les rendez-vous galants. En prime : elle permet de réserver et payer son taxi.

Sa popularité dépasse maintenant les individus : les entreprises et même le gouvernement utilisent l’application développée par le géant chinois de l’internet, Tencent, pour leurs communications internes et externes.

Les analystes observent une érosion de la popularité des autres réseaux sociaux sous la pression de WeChat, au premier chef Weibo, le microblogue équivalent de Twitter, déjà affecté par la répression gouvernementale sur ses contenus et ses utilisateurs.

« WeChat, en tant qu’“application tueuse” de Tencent sur l’internet mobile, a connu un rapide développement de sa base d’usagers depuis sa commercialisation en 2013 », date à laquelle il a commencé à faire payer certains services, selon un rapport de Consultancy Analysys International publié en février.

WeChat est d’usage gratuit, mais fait payer des produits tels que les émoticônes et certaines fonctions dans les jeux. Pour fidéliser ses usagers, WeChat a introduit de nouveaux services à côté des fonctions de communications de base, notamment les jeux, les paiements en ligne et un service de réservation de taxis.

WeChat serait ainsi « le produit chinois le plus porteur d’espoirs à l’international », selon les termes du fondateur de Tencent, Pony Ma, cité dans la presse officielle.

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