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Facebook: l'évolution de la norme sociale ébranle la protection de la vie privée des membres

D’après le fondateur de
Facebook, les 350 millions de membres n’accorderaient plus autant
d’importance à la protection de leurs données personnelles. La raison?
Une évolution de norme sociale, a affirmé dimanche soir Mark Zuckerberg
lors d’une conférence organisée à San Francisco.

Or, ce changement de norme sociale expliquerait justement les récentes modifications apportées aux paramètres de confidentialité de Facebook,
le plus grand réseau social au monde. «Les gens sont désormais à l’aise
avec l’idée de partager des informations de différents types, et ce, de
manière plus ouverte et avec davantage d’internautes. Cette norme
sociale a simplement évolué ces dernières années», a justifié M.
Zuckerberg.

Mark Zuckerberg – qui s’était lui-même fait prendre à son propre jeu
-, a poursuivi en expliquant que les changements apportés aux
paramètres de confidentialité en décembre dernier étaient
«nécessaires». Facebook devait «innover pour se mettre à jour et ainsi
refléter les normes sociales actuelles», dont le partage de données
fait partie.

Cette déclaration de M. Zuckerberg représente un virage à 180º de sa
politique de confidentialité des données personnelles, mise de l’avant
depuis quelques années. Initialement, les données personnelles des
membres n’étaient visibles que par leurs contacts.

Voilà ce à quoi les 350 millions d’internautes s’attendaient
lorsqu’ils se sont inscrits au réseau social. Facebook avait même déjà
expliqué que le contrôle des données représentait «l’ossature de la
façon dont Facebook fonctionne».

En favorisant la visibilité d’un grand volume de données, se
pourrait-il que Facebook tente de faire coïncider sa responsabilité
quant à la nouvelle «norme sociale» de ses 350 millions de membres à
ses propres intérêts économiques?

Un opportunisme social calculé?
Ceci expliquant cela, rappelons que Facebook a conclu un accord avec Google et Microsoft pour indexer en temps réel les profils publics des membres (estimés à
100 millions), par leur moteur de recherche respectif. Ceci contribue à
augmenter le nombre de pages vues et donc à gonfler les revenus
publicitaires.

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