Êtes-vous dépendant de vos applications iPhone?
Il y a tellement
d’applications dans l’App Store qu’il est aisé de dire qu’il y en a une
pour guider chaque action du quotidien. Certains en ont développé une
dépendance et ne peuvent plus fonctionner sans cette trousse à outils
virtuels. Les applications sont presque devenues les couteaux suisses
du futur.
Le USA Today
rapporte le cas de Barbara Place, une «app-aholic», qui détient une
application sur son iPhone pour tout: se réveiller, lire des nouvelles,
la météo, vérifier son compte de banque, surveiller sa diète, le
pointage du baseball, etc. Ces applications jouent le rôle d’un
véritable petit assistant personnel.
Les téléphones intelligents supplanteront l’utilisation des ordinateurs
Avec les 100 000 applications de l’App Store, les 30 000 de
l’Android Market et les 5 000 de RIM (Blackberry), l’intérêt des
téléphones intelligents repose de moins en moins sur la conversation
que sur l’utilisation des applications. «Les individus tendent à faire
migrer de leur téléviseur et leur ordinateur vers les mobiles»,
explique Matt Murphy, qui gère l’iFund des applications de développeurs
pour iPhone.
Les statistiques avancées par divers analystes sont éloquentes. Un
utilisateur typique de cellulaire s’y attarde en moyenne 40 minutes par
jour, dont 30 % de ce temps sur des applications. Par comparaison, un
utilisateur d’iPhone dédie 55 % des 60 minutes d’utilisation de son
téléphone à des activités autres que la communication.
La dépendance aux applications menant à l’utilisation du téléphone à
des fins autres que celles de la discussion porte même un nom: «l’iPhone Hunch» (la bosse de l’iPhone), explique Paul Saffo, un professeur associé à l’université Stanford.
Ce dernier, en guise de vision futuriste, prédit que les ordinateurs
de bureau deviendront bientôt aussi dépassés que les premiers
cellulaires, gigantesques et contraignants. Ils seront remplacés par
des appareils intuitifs plus faciles à transporter. La personnalisation
permise par les applications, qui agissent tels «des petits diplomates
négociant notre rapport avec l’environnement physique», ne fera
qu’accentuer ce phénomène.
«Plus une application répond aux besoins de base d’un individu, plus
elle a de chances de devenir populaire, car elle lui procure un
sentiment de contrôle et de liberté», poursuit M. Saffo. De plus, la
gratuité et le bas prix des applications servent d’incitatif, faisant
en sorte qu’un individu peut s’en procurer presque autant qu’il le
désire.