L'espionne russe fait des ravages sur Facebook
Anna Chapman, l’un des 10
espions à avoir été arrêté aux États-Unis en juin, ne fait pas preuve de
la discrétion attendue par la nature de ses activités de surveillance.
Elle est active sur Facebook et souhaiterait négocier sa première
entrevue secrètement et à fort prix.
L’espionne russe se dévoilait beaucoup sur
Facebook, où même avant son arrestation aux États-Unis. D’ailleurs, des
paramètres de sécurité très permissifs sur son compte ont permis à de
nombreux journalistes de scruter avec minutie les messages qu’elle y
avait publiés. Un nombre grandissant d’amis s’ajoute à son club de
partisans.
«Toute expérience au cours de laquelle vous cessez d’avoir des
craintes vous fait gagner de la force, du courage et de la confiance.
Vous êtes capable de vous dire: "j’ai survécu à cette horreur. Je peux
supporter d’autres choses qui se présenteront"», emprunte-t-elle à la
première dame Eleonor, l’épouse de l’ancien président américain
Roosevelt sur Facebook.
En plus des réseaux sociaux, Mme Chapman devient aussi de plus en
plus connue sur la scène médiatique, en raison des aveux de son ancien
mari britannique et des photos suggestives publiées sur les réseaux
sociaux.
Quelques quotidiens américains lui ont même donné un surnom, comme
«90-60-90» de la part de la presse russe qui a estimé ses mensurations.
Le Washington Post la désigne comme étant «The Hot One» (la plus
séduisante, en français).
La rumeur du New York Post, voulant qu’elle ait exigé une rétribution
de 250 000 $ pour une entrevue a été démentie par Anna Chapman. Le
quotidien russe Komsomolskaïa Pravda a aussi avancé une rumeur
similaire, en indiquant s’être fait promettre une entrevue par
l’espionne pour un montant de 25 000 $. Le quotidien n’a eu aucune
nouvelle d’elle depuis, même si elle s’était engagée à les rappeler.