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Vivre dans un jeu vidéo

Stéphanie Harvey a remporté la septième Coupe du monde des jeux vidéo (la Electronic Sport World Cup). Elle fait partie de ceux qu’on appelle les gamers professionnels. Métro s’est entretenu avec elle.

Stéphanie Harvey, une Montréalaise de 24 ans, est tombée dans les jeux vidéo il y a sept ans. Son jeu préféré? Counter-Strike, un jeu d’action en ligne où les participants choisissent d’être terroristes ou contre-terroristes. La jeune femme dit s’entraîner environ 25 heures par semaine.

Les joueurs professionnels sont engagés par des entreprises et reçoivent des fonds et du matériel de commanditaires afin d’affronter les meilleurs gamers de la planète, dans des tournois comme la Coupe du monde de jeux vidéo. L’équipe de Stéphanie, SK-Gaming, l’a remportée au début du mois dans la catégorie féminine du jeu Counter-Strike. «Une compétition gagnée nous apporte environ 15 000 $ US à cinq», a-t-elle expliqué. Elle n’a cependant pas pu divulguer son salaire mensuel, mais a affirmé que, même si certains joueurs s’en contentent, il n’est pas suffisant pour vivre.

Quand on pense au temps passé à jouer, la question sur les dangers des jeux vidéo et de la dépendance se pose d’elle-même. «On a raison de penser que ça peut être mauvais, mais tout ce qui est consommé de façon excessive peut l’être! Quand je joue trop, ça peut être nocif, mais ma force, c’est d’avoir un équilibre, avec ma famille, mes amis, mon travail», s’est défendue Mme Harvey. Elle avoue néanmoins qu’elle préfère parfois jouer chez elle plutôt que sortir avec ses amis.

Elle rappelle qu’avec la technologie actuelle, il est quand même possible d’avoir «des activités hu­maines» tout en restant chez soi. «Je préfère ça plutôt que sortir dans les bars, et ça me permet de ne pas dépenser d’argent!»

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