Avaleriez-vous un transmetteur Bluetooth pour surveiller votre état de santé?
Une pilule futuriste,
développée par le géant pharmaceutique suisse Novartis AG, pourrait être
approuvée par les autorités européennes d’ici deux ans. Elle intègre un
microprocesseur servant à enregistrer et à transmettre des données
médicales à un médecin, par l’intermédiaire du web.
En atteignant l’acide de l’estomac, la puce
qu’elle intègre s’active et enregistre des données biométriques
désirées. Ces dernières sont ensuite transmises via Bluetooth ou Wi-Fi à
un timbre collé sur la peau d’un individu, avant d’être envoyées en
temps réel au médecin via Internet.
Le principal secteur d’application de cette pilule technologique, nommée Ingestible Event Marquer (IEM), serait celui de la médecine. Concrètement, cette innovation permet d’effectuer une «veille médicale» des différentes données biométriques à surveiller chez un patient.
À la suite d’une greffe d’organe chez un patient, par exemple, le
médecin serait en mesure de mieux personnaliser la quantité et la
fréquence optimales de ses médicaments antirejet.
Les informations transmises par la pilule et récoltées par le timbre
sont ensuite transmises au médecin par l’intermédiaire d’Internet, à
partir d’un ordinateur ou d’un téléphone intelligent. Plusieurs autres
paramètres médicaux peuvent être surveillés à distance par des médecins,
tels que le rythme cardiaque, la tension artérielle, la température
corporelle, etc.
La principale difficulté qu’affrontent les chercheurs concerne la
protection des données médicales des patients, puisqu’elles transitent
par le web. Peu de détails à ce sujet ont été révélés, malgré l’annonce
d’investissements de 24 millions de dollars en début d’année par Novartis AG servant à sécuriser l’accès à la technologie de la californienne Proteus Biomedical, l’entreprise privée à l’origine de la création du microprocesseur intégré dans la pilule IEM.