CyberStorm 3: les États-Unis testent leur réactivité face à d'éventuelles cyberattaques
Les États-Unis procèdent
aujourd’hui à un exercice servant à tester sa capacité à faire face à
une cyberattaque massive. La simulation «CyberStorm 3» a débuté ce
matin, durera trois ou quatre jours, et est dirigée par le département
de la Sécurité intérieure.
L’exercice consiste à tester plus de 1 500
scénarios de cyberattaques potentielles affectant le fonctionnement des
infrastructures du pays. Cette simulation, dirigée par Brett Lambo et
conçue par le Pentagone et la NSA, a débuté ce matin dans la ville
d’Arlington (Virginie), au Centre national d’intégration de la
cybersécurité et des communications.
«Cyberstrom 3» est la première occasion de mettre à l’épreuve le
nouveau Centre national d’intégration de la cybersécurité et des
communications, qui a ouvert ses portes en octobre 2009.
Plusieurs réactions de défense seront analysées, comme le partage
d’informations entre les différents joueurs, la qualité de leur
préparation et leurs réactions face à l’apparition en temps réel de
différents types de menaces.
Douze pays y tiendront un rôle, en plus de sept ministères américains
et d’une soixantaine d’entreprises privées oeuvrant dans les secteurs
des communications, de l’énergie et de la finance.
Les partenaires internationaux prenant part à cet exercice de
simulation réaliste sont le Canada, l’Australie, la Grande-Bretagne, la
France, l’Allemagne, la Hongrie, le Japon, l’Italie, les Pays-Bas, la
Nouvelle-Zélande, la Suède et la Suisse.
La simulation de divers scénarios de cyberattaques survient dans un
contexte où les États-Unis ont demandé aux pays membres de l’OTAN de se
joindre à un projet de cyberprotection coopérative.
Par ailleurs, les Américains ont récemment admis avoir subi leur plus
importante cyberattaque en 2008. Une clé USB a permis d’injecter un
virus dans les ordinateurs d’une base de l’armée américaine située au
Moyen-Orient.