TV connectée: pas si simple que ça
Et bonjour la demande croissante de capacité de bande passante…
À l’occasion du DigiWorld Forum
de l’Idate, les professionnels de la télévision et des télécoms
remettent en cause le modèle d’affaires mis de l’avant jusqu’à
maintenant de la TV connectée.
L’enthousiasme des débuts de ce concept est retombé. On a beaucoup
parlé depuis un an de ce nouveau marché qui semblait promis à taux de
croissance exceptionnel, mais il tarde à démarrer. Surtout, tout ne sera
pas aussi simple que prévu pour ce qui est de son développement,
concluent les professionnels de la télé et des télécoms réunis au Forum,
qui se tient aujourd’hui 16 novembre et demain à Montpellier, dans le
Sud-ouest de la France.
La TV connectée, fait-on valoir, ce n’est pas qu’un téléviseur
connecté; elle transite également par les box des opérateurs, les box
externes comme la Google TV, certains lecteurs Blu-ray et sur les
consoles de jeu de dernière génération. Voilà qui pousse les
spécialistes à revoir leur approche: «Nous observons des marchés très
différents, très fragmentés, c’est le début de l’histoire», précise
Gilles Fontaine de l’Idate.
«Les stratégies entre les différents acteurs sont assez peu comparables,
les solutions sont multiples, la connectivité arrive de manière diverse
et chacun envisage les services différemment», affirme-t-il.
La question du type d’offre se pose avant tout: la simple vidéo à la
demande à la Netflix, des widgets des géants du Web sur le téléviseur ou
une vraie modification de l’expérience utilisateur où se mêleraient
programmes, interactivité, couche sociale et contenus.
Les opérateurs télécoms, eux, vous attendent au tournant: TV
connectée seule ou accompagnée de terminaux, il faudra toujours passer
par leurs tuyaux et la TV connectée pourrait faire exploser la demande
de bande passante. Ici au Canada, faut-il aussi repenser la question de
la TV connectée à la lumière de la dernière décision du CRTC en matière de modèle de facturation
des gros fournisseurs au petits fournisseurs indépendants et de
l’impact de cette décision sur les consommateurs en bout de ligne?