La musique à volonté se taille une place
De plus en plus de services musicaux permettent d’écouter des millions de chansons à volonté pour 10$ par mois.
Alors qu’un des cofondateurs du service Rdio était en pleine tournée médiatique à Montréal, Archambault dévoilait la semaine dernière ses nouveaux forfaits illimités de lecture en continu ZIK. Si les années 2000 ont été marquées par iTunes et l’achat de MP3 à la carte, les années 2010 s’annoncent plutôt comme celles de la musique à volonté.
Rdio.com et Zik.ca ne sont pas les seuls services de musique illimitée offerts depuis peu au Canada. Microsoft a lancé son Zune Music Pass en novembre, et Sony a dévoilé le mois dernier Music Unlimited.
Si ces services diffèrent légèrement les uns des autres, leur fonctionnement est similaire: pour environ 9,99$ par mois, l’utilisateur profite de plus de 10 millions de chansons à volonté, sans aucune publicité. Les pièces sont accessibles sur le web, mais aussi dans certains cas sur les téléphones intelligents.
Pour le cofondateur de Rdio Carter Adamson, la mobilité est d’ailleurs en grande partie responsable du succès de ce nouveau modèle d’affaires.
«Plus de 85% de nos utilisateurs sont abonnés à notre forfait qui offre un accès mobile», explique-t-il, même si ce forfait de 9,99$ par mois coûte le double du forfait web (4,99$). «Les gens possèdent aujourd’hui de plus en plus d’appareils mobiles, et c’est important pour eux de pouvoir écouter leur musique facilement, sur tous leurs appareils, peu importe où ils se trouvent», croit Carter Adamson.
Miser sur la musique francophone
Archambault s’est également joint à la partie la semaine dernière en changeant la vocation de son site Zik.ca, qui a cessé d’être une boutique à la carte comme iTunes pour devenir un service par abonnement comme Rdio.
Si ZIK est un peu plus cher que les autres services, à 9,99$ pour le forfait web seulement ou à 14,99$ pour le forfait ZIK Mobile, il possède cependant un atout dans sa manche: un catalogue francophone riche de 1,2 million de chansons (sur un total de 12 millions).
La stratégie d’Archambault semble d’ailleurs répondre à un besoin, si on considère le fait que plus de la moitié des artistes les plus écoutés sur ZIK.ca depuis une semaine sont des Québécois. Reste maintenant à voir dans quelle mesure les utilisateurs seront prêts à payer pour ce service.